SE RELIER, SE METTRE EN MOUVEMENT, SE MOBILISER EN CONSCIENCE, AVEC COEUR ET AMOUR

Auteur/autrice : admin

  • Le web et la musique

    Les ouvrages des Lumières furent conçus avec des plans.

    On peut même aller plus loin : Diderot,  parle dans son introduction d’arbre de connaissances. Lui même, a vu son encyclopédie comme une Mappemonde, où les lettres et les articles seraient des continents, dans lesquels on pourrait naviguer.

    Le plan comme base de nos réflexions

    Le plan est aujourd’hui utilisé pour structurer nos réflexions. Planifier ses actions, se faire un plan de charge pour organiser son oeuvre dans le temps, se faire un planning. Les informaticiens, eux, voient l’informatique comme une carte, parcourue de programmes : on a un urbanisme des données, des architectes. La carte mère de nos ordinateurs supporte des circuits intégrés, avec des bus qui distribuent les informations.

    La nature peut parfois nous dépasser. Le fait de composer avec elle peut être vu comme une faiblesse. Mais composer avec les éléments arrive vite lorsque l’on entre en action. Les personnes qui on construit le paysage, les paysans, jouaient avec les éléments (le vent, la terre, l’eau, le feu), afin d’en récolter les fruits.

    Le web : la musique ou le bruit ?

    Internet nous apporte une nouvelle culture et des liens, qui réorganisent complètement le monde de tout un chacun, en reconstruction par les langages informatiques.

    Tant qu’à étudier le champs sémantique, allons par là. L’informatique est aussi probablement une musique : transistors, disques (durs), claviers, touches, clés de claviers… entre lesquels circulent des décibels (ce sont les signaux à partir desquels sont créés les octets). Ces décibels sont aussi des bruits, et faire d’un bruit une musique, demanderait un bon compositeur. Peut-être trouve-t-on là la duplicité liée à l’informatique… Musical, cet outil est très ludique, il nous rassemble tous, et nous rapproche, de manière un peu irrationnelle et incontrôlée.  Mais bruyant, cet outil peut aussi nous manger, tel un monstre, et même manger notre culture. Le fil entre les deux, la musique ou le bruit, la composition ou la planification, est difficile à trouver.

    Composer avec le bruit dans la cité

    Les déplacements automobiles pourraient être limités grâce à l’informatique, avec le télétravail. Mais ceci demande une autre organisation que l’urbanisme en zones, en vogue aujourd’hui, et cette organisation a pu exister au 19 ème siècle, lorsque de nombreuses petites mains oeuvraient à la maison, pour des usines de manufacture.

    Sur un plan sensible, le silence nourrit, mais le bruit nous bouffe la santé. Sur un plan matériel, le silence est abominable, et le bruit est signe de vie. Dans la cité, le bruit vient énormément des déplacements. A partir d’une certaine dose, les bruits venants des déplacements sont nuisibles, alors qu’à des doses bien cadencées, les bruits sont souvent perçus comme des bonnes nouvelles.

    En fait, cette organisation accompagnerait un exode urbain, qui peu à peu semble s’organiser aujourd’hui. La mutation informatique, si elle est faite dans ce sens, pourrait permettre de réussir une transition énergétique : réduction des déplacements automobiles, et organisation de nombreuses relations par l’outil informatique. Entrer dans cette évolution est l’un des paris du chemin pris par ChezNous. Notre Officier en Chef du Chaos, Mathieu Coste (Chief Chaos Officer), est là pour essayer  de  mettre en harmonies les communautés et leurs terroirs.

    Repères : 

    Article : La disparition des centres commerciaux 

    Magazine: L’incroyable encyclopédie musicale

  • Culture en ville et alimentation

    La ville serait née de l’agriculture, car cette dernière permet la stabilité d’une population sur une zone donnée, et lui assure la nourriture sur toute l’année. Une ville hérite-t-elle de l’âme de sa campagne ? En tout cas la réapparition de l’agriculture urbaine, est à observer à ce titre : fera-t-elle par exemple évoluer les commerces d’une ville ?

    ville d’Arcueil s’est lancée cette année pour structurer l’organisation d’une ville comestible, où le végétal est compris comme une ressource.

    Mike Metz, certifié en permaculture, se faisait récemment cette réflexion, suite aux rencontres et aux échanges réalisés avec d’autres paysans en France et à l’étranger :

    « En matière de potagers et d’agricultures locales, j’ai découvert qu’aux USA et au Canada, il y a des agriculteurs urbains qui travaillent sur petites surfaces et en circuits courts, et qui produisent beaucoup sur leurs parcelles. Ils suivent ou s’inspirent pour la plupart d’approches méthodiques (SPIN-farming, agriculture biointensive), dont les moteurs sont notamment des agriculteurs/formateurs comme Eliot Coleman, John Jeavons ou Jean-Martin Fortier, eux-même inspirés par les travaux des maraîchers parisiens du 19e siècle.
    Les américains ont très bien -chacun à leur manière- formalisé des méthodes intensives et bio pour faire pousser fruits et légumes sur petites surfaces et les vendre en circuits courts. En Amérique du Nord, la commercialisation en circuits courts est peu ancrée dans les pratiques, et synonyme de prix plus élevés qu’en Europe pour les produits bio.
    Si les méthodes d’Amérique du Nord sont transposables d’un point de vue cultural, elles nécessitent à mon avis d’être affinées pour atteindre un chiffre d’affaires suffisant afin d’être à l’équilibre financier et humain. Ceci étant dit ces approches en petites surfaces en bio-intensif semblent bien plus intéressantes plutôt que de faire du maraîchage bio avec un tracteur :
    – moins de fatigue ou d’efforts physiques car moins de distances à parcourir,
    – moins de coûts pour l’activité et sa maintenance : moins de consommation d’énergie fossile, moins de surfaces de sol à couvrir en couverts de forçage, etc.
    – moins d’investissements financiers au départ : un gros motoculteur professionnel et ses 3 outils neufs coûtent un peu moins de 10.000 euros, alors qu’un tracteur avec ses outils coûte de 20 à 50.000 euros, les outils manuels professionnels sont plus petits que les outils motorisés et moins coûteux, etc.
    Les avantages sont nombreux à énumérer. »

    Cette méthode peut amorcer une décélaration de la demande énergétique, apporter une meilleure qualité nutritive des aliments, diminuer la pollution sonore et atmosphérique. Par ailleurs, les déchets sont très réduits. Ces aspects, apportent un contrepoids au manque relatif d’efficacité économique. Ecologie et économie ont d’ailleurs une racine en commun, le terme « Eco » signifiant maison. Différencier les deux, ou les opposer, est prononcer un éloignement avec notre milieu naturel. 

    Repères: 

    – Article : Une ferme urbaine à Lille

     

  • Pays et terroirs, cartographie et cadastre : la synthèse OpenStreetMap ?

    Pays et terroirs

    Les romains ont construit une civilisation très évoluée, dont de nombreuses traces existent encore, par exemple dans la viticulture, ou l’urbanisme. Et l’on pourrait même découvrir que cette civilisation a été la plus urbanisée et la plus architecurale des civilisations… 100 % bio…

    Une organisation administrative, avec entre autres les Pays (pagus), était en place, et permettait un quadrillage qui allait même jusqu’au cadastre. Desservie par un réseau de route dont certaines sont encore utilisées, que ce soit en automobile ou à pied, cette organisation administrative permettait d’exploiter de très nombreuses ressources naturelles.

    Aujourd’hui, et c’est un terme qui a conservé sa place dans le vocable administratif, alors que le terme de Terroir est devenu assez rare. Plutôt lié au peuplement, avec des racines beaucoup plus locales et profondes, le Terroir est en quelque sorte une somme de territoires, et il est constuit de toutes les nuances de ses habitants, et de ses conditions naturelles.

    Cartographie et cadastre


    Cartographie et cadastres sont le témoin de ces deux cousins aux histoires parallèles, terroir et pays.

    Descartes était géomètre, et mathématicien.

    C’est lui qui le premier, a appliqué l’algèbre à la géométrie, ce qui apporta une grande révolution dans la cartographie : elle est passée de la triangulation, avec les chaines d’arpenteurs, aux systèmes de coordonnées. Cela a permis au cartographe d’affiner ses cartes, sur son bureau, alors que le géomètre continuait d’aller sur le terrain.

    La cartographie est à plus petite échelle que le cadastre. Elle est apparue dans sa forme moderne, avec des systèmes de coordonnées, vers le 17 me siècle. En France elle a été poussé à son maximum avant cette époque, par Cassini. Elle est projetée, ce qui limite la déformation sur la page. Elle a des couleurs. Ce n’est pas un document de comptabilité, ni d’enregistrement. C’est un document de localisation. La cartographie permet de disposer les informations, et file l’idée d’aménagement d’un terroir.

    Ces deux niveaux d’échelle, parcellaire et cartographique, portent donc une frontière qui peut se résoudre peu à peu… mais qui reste tout de même très importante. Ce sont en fait deux évolutions parallèles de l’histoire : l’un sert plutôt pour l’administration et les impôts, l’autre plutôt pour la disposition des ressources.
    Ces deux histoires différentes se retrouvent encore sur le papier, et même en informatique. Pour des questions de formats de fichiers notamment, les logiciels de cartographie numérique sont soit spécialisés dans les cartes, soit dans les cadastres.

    Le cadastre est local, il est aujourd’hui beaucoup utilisé en urbanisme. Grâce à l’informatique, il s’améliore (ou se complexifie) régulièrement.Il faut tout de même savoir que le cadastre napoléonien est encore valable dans certaines zones, et que dans ce cas, on ne travaille pas toujours avec une projection géographique.

    Le cadastre est à priori une réinvention de Napoléon, qui a voulu que toutes les parcelles soient mises sur papier. Il date du 18 è. Un cadastre très bien tenu existait déjà sous les Romains, mais à priori pas cartographié.
    L’échelle est tellement grande qu’à cette époque, il n’était pas encore possible d’utiliser les projections. Le document est sobre, peu d’informations : parcelles, batiments, numéros des propriétaires.

    Les couleurs sont en noir et blanc. Sur le terrain, les erreurs de précision entre le papier et la parcelle peuvent être jusqu’à 5 à 10m. La carte, par contre, porte un aspect artistique, et apporte avec les légendes une clé de connaissances qui relie le terrain et l’utilisateur de la carte.
    Traditionnellement, si le cadastre est adapté pour le bio (finalement, les exploitations bio sont tout à fait rentables au niveau d’une ou deux parcelles) la cartographie est pour les conquêtes et les dominations de tous genres (et non pas domestication). Proposer une mutation de la cartogaphie vers un esprit de construction participative, peut être une passage pour construire une paix locale.

    OpenstreetMap : le pont entre les deux

    OpenStreetMap, semble donner la possibilité de synthétiser un certain nombre de ces tensions. C’est un fond de carte dressé par les citoyens « numérisés », avec des passages sur le terrain, et qui a une qualité de mise à jour et de finesse assez convaincante pour que les impots et l’Ign ont reconnu ce fond de carte, en s’appuyant dessus de manière officielle, et le cadastre est aussi officiellement intégrable dans ce « Mashup ».

    La technicité pour utiliser ces outils reste cependant assez élevée, mais le gros avantage d’OpenstreetMap est de passer pas un système universel : Latitude-Longitude. la mouvance d’un tiers lieux, s’exprime aussi de cette manière, et semble profiler une technologie qui fait le lien entre deux méthodes différentes.

  • Question pour notre terre, mère nourricière : les dinosaures vont-ils nous manger ?…

    L’un des logiciels les plus importants du web, est un navigateur, ou butineur : Mozilla.

    Le nom de Mozilla fait penser à ‘Godzilla‘, qui est un monstre de série télé japonaise, incarnant un Dinosaure.

    D’autres traces vues de-ci et delà, dans l’informatique, dessinent un monde de l’informatique et des logiciels, qui plongerait ses racines dans une culture littéraire, musicale, télévisuelle, ‘naturelle’, mythologique… globale.

    Par exemple, ‘Firefox’. La traduction grossière de Firefox (le Renard de Feu), fait penser à une oeuvre littéraire du Moyen-Age, ‘Le Roman de Renart‘.

    Firefox est aussi accompagné de Thunderbird, qui est une messagerie. Thunderbird est le nom anglais, d’une créature légendaire issue des croyances amérindiennes appelée « oiseau-tonnerre », qui évoque un faucon, et dont le thème tourne autour de la place dans une communauté, la relation aux autres, la domination, et la dépense  de ressources naturelles et de connaissances. Le faucon devient serviteur des ressources qu’on lui a enseignées ou transmises, faute de savoir se limiter . Ce nom fait peut-être aussi référence à un opéra russe (L’oiseau de feu).

    On se rappelle que notre science contient elle-même ses mythes ou ses énigmes, même s’ils sont parfois assez bien expliqué. Par exemple, celui faisant référence aux dinosaures : ce sont des animaux gigantesques, qui ont quasiment disparu de la planète : ils sont morts, pour les plus massifs d’entre eux, faute de nourriture, suite à un cataclysme naturel. Celui aussi de Frankenstein, cet homme reconstruit par des moyens  artificiels mais organiques, et innarrêtable, tuant même son concepteur.

    La science a-t-elle toujours fait la part du mythique et de l’utile ? La question est posée sans cesse, et à vrai dire l’objectivité dans la recherche scientifique est une question difficile à traiter. Mais commençons par revenir au Roman de Renart, que nous connaissons tous, et qui nous donne des racines plongées dans le moyen-âge.

    Le roman de Renart et le paysage de connaissances

    Le Roman de Renart est un livre, qui a été écrit entre 1174 et 1250, et que tout le monde connait, au moins pour en avoir entendu parler.

    Il est hérité d’une oeuvre née en Inde (le  Pañchatantra), et transmise chez nous par les Arabes, en passant par le monde latin, avec les fables d’Esope. Les récits de notre Roman de Renart ont tous été écrits par des auteurs différents. Les récits sont des « branches », qui sont au nombre de 27. Le livre est donc à cet époque un arbre, c’est comme cela que les esprits les concevait (par exemple cela est cité dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, qui évoque l’arbre encyclopédique). On remarque d’ailleurs que l’on parle encore aujourd’hui, parfois, de ‘forêts de connaissances’. Ce roman est inspiré en partie des fables d’Esope, oeuvre de l’antiquité elle-même inspirée d’une oeuvre indienne, le Panchatantra.

    Le roman de Renart a plusieurs niveaux, dans la façon et dans le propos. Il est écrit en vers, et contient 80 000 lignes. Il a été décliné en plusieurs autres versions, au fil des années, et son objectif principal était la satire sociale.

    Il raconte premièrement un monde de nature, car les personnages sont tous des animaux, environ une cinquantaine.  Mais les personnages, sont en fait des allégories critiques des figures de la société de l’époque. Les histoires sont contées publiquement, ce qui permet la diffusion de certaines connaissances : la transmission depuis les personnes sachant lire vers celles ne pouvant que les écouter, se fait par relais.

    Avec les informations que connaissent les auteurs (par exemple les évènements de l’époque, des personnages existants), les récits inspirant le roman de Renart sont recomposés en nouvelles histoires.

    Ces histoires sont écrites, et ensuite copiées, imprimées, reliées, et elle deviennent le livre.

    Les livres sont stockés dans de petits meubles, qui vont dans des bibliothèques. En comparant, on trouve une familiarité de cette structure, avec ce qui fait aujourd’hui avec les langages informatiques.

    Le roman de l’informatique

     Le principe de l’algorithme a été inventé en Perse par Al-Khwârizmî, mathématicien, géographe, astrologue et astronome. Ce savant inventa (aussi) l’algèbre. Plus tard, Descartes s’autorisa l’utilisation de l’algèbre dans la géométrie, et cela énormément utilisé dans notre vision du monde, avec la cartographie projetée sur une surface plane. Aujourd’hui on a l’informatique, qui utilise d’ailleurs beaucoup le concept de carte.

    On note que chaque ordinateur personnel (pc), contient son ensemble de logiciels, comme chaque meuble pourra contenir un ensemble de livres particuliers, tout en gardant à l’esprit que chaque ordinateur, comme un meuble avec des livres, peut contenir des ouvrages correspondant au propriétaire unique… Certains logiciels sont utilisés dans 80 % des ordinateurs. Comme pour les livres, les logiciels donnent naissance à une industrie de l’édition. Dans le domaine des jeux, qui ne sont pas exactement des logiciels, même s’ils s’appuient sur des algorithmes.

    En informatique, le terminal le plus commun est le pc, (personal computer). L’ordinateur correspond à un meuble, contenant  des livres, dans lequel on a assemblé à la fois :

    • les ‘branches’ ou récits : les algorithmes. Les algorithmes, tous ensemble, constituent une très grande histoire, repensée par les développeurs informatiques, avec plusieurs langages. Ceci induit de repenser complètement les choses, et passe par une étape de modélisation du monde, faite par le développeur.
    • les algorithmes sont compilés : la compilation peut-être comparée à la reliure des livres. Ce sont les algorithmes qui sont reliés. cela donne la structure d’ensemble d’un logiciel.
    • les logiciels deviennent des livres que l’on peut lire : menus, qui sont des tables des matières. On retrouve parfois le vocable d’arborescence, pour trouver les fichiers dans le système d’exploitation. Ils ont une interface utilisateur et un emballage : le graphisme et l’iconographie.
    • qui utilisent des connaissances : imputées par un opérateur, c’est à dire nous-même.
    • qui permettent des analyses : ce qui est une fonction qui remplace la nôtre, celle que nous faisons avec notre cerveau dans le cas d’un livre.
    • qui sont mises en forme par les mécanismes de faction d’un document : la mise en page et la typographie, charge que nous assurons.
    • Le tout est finalement imprimé sur un écran : ce qui correspond à une imprimante à cristaux liquides.
    • Aujourd’hui l’imprimante 3D crée directement les objets, de manière comparable à de mini machines outils. Mais les imprimantes 3D, potentiellement, libèrent la machine de nous-même. L’ensemble du système, sur le papier, peut se reproduire.

    La ressemblance entre les deux organisations est que dans la culture du livre au Moyen-âge, comme  dans la culture de l’informatique aujourd’hui, le ‘livre’, ‘récit’, ou algorithme est écrit par quelqu’un, qui va proposer une structure du monde, adaptée selon les langues et les époques. L’analyse est apportée par l’utilisateur, avec les idées et les connaissances qu’il est capable d’apporter, mais ne propose pas de résultat : l’utilisateur d’un logiciel est à peu près dans un rôle comparable à la personne qui raconte publiquement une histoire du roman de Renart.

    Connaissances, écriture et stockage

    L’écriture du récit informatique implique pour le programmeur d’être expert dans un langage, en étant peu impliqué dans les études qui seront menées avec le logiciel. Par contre, il est chargé de modéliser son propos pour le traduire en algorithme, puis le transcrire en langage informatique.

    Cela implique pour le conteur, d’être expert dans la lecture de livres, et de savoir mettre en scène un récit : l’utilisateur va devoir apprendre pour accéder à un nouveau système d’apprentissage, les ‘logiciels’, éventuellement en s’appuyant sur des livres.

    Finalement, il y a deux écritures mises en écho dans le processus informatique lui-même : une écriture des logiciels, venant de la modélisation de la réalité par le programmeur, et une écriture analytique de la réalité, permettant l’utilisation des logiciels. La grande « innovation » est l’écriture en masse d’un récit informatique. Ce récit évolue profondément et très régulièrement, dans sa forme, par les évolutions des langages de programmation, notamment, tout en gardant le même propos : repenser la planète, gagner en sécurité, améliorer la vitesse de nos analyses.

    Mais il reste tout un public, ne sachant ni lire ni écrire.  Il faut se rappeler que les bibliothèques et les entrepôts de données (datawarehouse) sont des bâtiments différents : ils ne contiennent pas les mêmes connaissances. Dans l’informatique, les connaissances relatives aux livres, sont plutôt de l’indexation, des résumés… le contenu des livres n’est pas toujours accessible, ce qui pourrait d’ailleurs changer. Mais il faut aussi se souvenir que l’informatique remplit de nouvelles bibliothèques, par les documents de réflexion qui sont conçus avec elle, ou par la production de manuels d’utilisateurs. Le parallèle existe également  dans les jeux (les ‘jeux de société’ / les ‘jeux vidéo’), ce qui est un certain mode d’apprentissage, mais pas exactement de culture, avec des terminaux d’un format et d’une taille comparables.

    En 2013, il y avait 14 milliards d’ordinateurs, consoles de jeux, décodeurs, box internet, dans le monde. Ces ‘terminaux’ sont connectés entre eux, par le biais du réseau internet, que ce soit par la fibre, le câble téléphonique, ou les ondes. Des entrepôts de données, permettent de relayer et de stocker les informations qui circulent, dans un ‘espace informatique’ dénommé le web (« la toile »). Un entrepôt de données contient des serveurs informatiques et globalement, son organisation serait équivalente à celle d’une bibliothèque, contenant de très nombreuses étagères, mais concrètement, cela ressemble plutôt à des usines, remplies d’ordinateurs.

    D’autres terminaux, de la taille d’un livre, permettent de capter ou des transmettre des informations depuis n’importe quel endroit, y compris dans la rue : ce sont les téléphones mobiles et les tablettes. Ces appareils assemblent les capacités d’un téléphone, d’un appareil photo, d’un agenda, d’un almanach, d’un plan, d’une mini-console de jeu,… et sont transportables partout. Bientôt, les objets seront connectés entre eux, à priori via le bluetooth et le wifi, et réagiront différement selon la personne. Ce sera une dichotomie encore plus nette entre l’internet, qui connecte des terminaux, et le web, qui communique des contenus.

    Le problème de la construction

    La durée de vie d’un terminal informatique (ordinateur, mobile phone, tablette), est à peu près de 5 ans, en moyenne. Certaines tendances font que les ordinateurs peuvent être conçus en bois.

    En fait, le matériel informatique est assez lié à la matière. Donc, c’est en fait parfois assez ‘aménagé’, dans l’ensemble : les composants sont sensibles au milieu, comme l’en atteste  la présence des ventilateurs dans les machines, et la chaleur ou les orages durant les journées d’été peuvent griller un ordinateur ou faire sauter un serveur. Les composants sont en fait très nombreux, et la panne, ou la casse, de l’un d’entre eux est une probabilité assez régulière.

    Une question découlant de cette fragilité, c’est la durée du temps de vie des algorithmes, des logiciels et des données. Le matériel changeant très souvent, il faut à chaque fois réinsérer des algorithmes (chargement de programmes à distance), relancer les logiciels, refaire les documents, qui sont toujours un peu renouvelés. On réapprend en permanence, et cela ne fait pas gagner de temps.

    Les mises à jours de logiciels sont constamment nécessaires, et l’ensemble doit être tenu au minimum pour rester stable. Les documents ne sont parfois plus réutilisables par le mécanisme d’ensemble après quelques années. Par contre, concernant la création ou la transmission d’analyses, cela peut être quasiment instantané, et nous dépasser.

    L’énergie demandée par cet automatisme, est en proportion (voir Planetoscope) : elle est équivalente à celle d’un nouveau pays (plus grand que l’Allemagne), et cela n’est pas peu dire : le web, ce fameux village global, serait de la taille d’un pays, et à partir de la fenêtre de son ordinateur (Windows), on peut aller directement quelque part dans ce village-pays (en passant par un portail, en allant à l’adresse d’un site, ou en cherchant une adresse sur un annuaire). Certains peuvent même aller sur l’ordinateur du voisin (qu’il le sache ou non). C’est le World Wild Web, ce far-west de la connaissance. Impossible de le connaitre en entier, ce village-pays… Il n’y a même pas d’unité de mesure, comment en connaitre le plan ?…

    Ville, nuage et réchauffement

    Entre ville, nuage, arbres et forêts, un nouveau paysage de connaissances, nous est apparu. Ce paysage de connaissances a traversé les livres et les conversations orales, pour se projeter dans les arborescences des disques durs. Les datawarehouses contiennent le web lui-même, qui est plutôt conçu comme une ‘ville’ : sites, adresses, portail, chemin, navigation, architectes de l’information, urbanistes des données…

    Cette ville urbaine, champêtre, aquatique, a une organisation globale qui est assez mal connue. La présence des mots de passe dans le web, la rend aussi assez difficile à vivre. Ces mots de passe sont à la fois des accès, mais aussi des barrières, et des points d’identification. Ils sont souvent demandés, si l’on veut apporter des informations, ou en acquérir.

    Une partie de ces informations liées à la navigation dans le web alimente le ‘Cloud’ (le nuage). Ce Cloud, ce sont les connaissances présentes dans le web : il se trouve qu’il contient beaucoup d’informations sur les personnes, par les réseaux sociaux, et aussi pas mal de localisations. Pour augmenter la part d’information dans le cloud, l’idée serait d’évoluer vers l’opendata : les informations publiques sont disponibles, et le but serait alors de les analyser, créant ainsi des informations. En tout cas, aujourd’hui on fait du ‘datamining’ pour repérer une information dans le nuage de l’infosystème.

    Sur le terrain ‘terrestre’, on voit des entrepôts de données (datawarehouse), et la superficie de tous ces entrepôts ajoutés, est peut-être en proportion avec la superficie d’une grande ville. A priori, jamais un automatisme aussi important, en superficie et en nombre de connexions consécutives, n’a été créé sur Terre. La Poste, le téléphone, le réseau électrique, présentent déjà une organisation globale de relais, réseaux, terminaux. Mais avec l’internet et le web, l’information créée est gigantesque. On ne sait même plus compter le nombre d’informations y existant… En termes de stockage, on en est au… ‘Zettantesque’ (actuellement on compte en ZettaOctets)…. En plus du symbole de numérotation, le Zeta fait partie de l’alphabet grec, et correspond à la lettre Z. On peut espérer que cela s’arrête…

    …Projection catastrophe

    Notre roman de Renart reste un aspect important dans l’organisation dans notre imaginaire, et exprime un attrait pour le monde naturel qui est parfois autour de nous… Suivant Descartes, qui a amélioré les projections sur la 2D, avancé la dissection du vivant, et utilisé une physique éloignée de la matière, l’informatique a intégré et hérité peut-être involontairement, cette partie de notre culture, par inspiration et reproduction du principe des livres vers la construction des logiciels. La conséquence la plus directe aujourd’hui de cette puissance est une production de chaleur, qui va peut-être conduire à dégeler le permafrost en Sibérie.

    En osant une proportion, on pourrait se demander si l’énergie utilisée par le réseau internet et par le web, est comparable à ce que donnerait la percussion d’une météorite sur la Terre ? Le cratère de Chicxulub, au Mexique, est situé dans le Yucatan, berceau de la légende du serpent à plume. La percussion de la météorite sur terre est équivalente à plusieurs milliards de fois celle de la bombe d’Hiroshima.

    Le ‘cloud‘ serait-il un nuage issu de l’éruption d’un supervolcan, comme celui, localisé dans la région de l’ile de la Réunion, qui a peut-être bouleversé l’ecosystème des dinosaures (comme le Krakatoa, juste à l’Est… de l’ile de ‘Java’) ?… Il faut se rappeler que « lave » en anglais, se dit « lava », et non pas « Java », nom du langage de programmation célèbre sur le web… La lave ?… Elle se répand dans les villes et les vallées. On pourrait la voir sur des photos des villes de notre planète, de nuit.

    L’allongement de la ligne de code est-il à la mesure de notre utilisation trop poussée de la planète, dont la date est repoussée tous les ans ?

    La forêt disparait, au sens propre : « De 1990 à 2010, la déforestation a représenté 4 fois la superficie de l’Italie« ). Le graphite, proche du carbone, est une roche (donc non renouvelable), qui est utilisée pour la fabrication des piles et des batteries, et qui est de plus en plus consommée. Notre milieu naturel original semble être fortement engagé par ces inventions.

    Le devenir des connaissances

    Mais quelques animaux que nous connaissons encore aujourd’hui, comme les requins, les crocodiles, les tortues, sont pourtant des contemporains des dinosaures. Quelques plantes, comme la fougère arborescente, en sont aussi. La taille réduite des espèces que nous connaissons, leur a permis de s’adapter à l’écosystème ayant subi un cataclysme, dû soit à l’éruption d’un volcan géant, soit à l’impact d’une météorite. On dit même que les oiseaux, nos oiseaux, sont de petits dinosaures, les écailles étant devenues au fil des millions d’années,  des plumes.

    Allez, allons encore un peu plus loin… Après une adaptation au milieu informatique, par une réduction de nous même, notre espèce, dans quelques millions d’années, pourrait elle même être fortement menacée par des robots… ayant la forme de dinosaures ?… D’ailleurs… ces dinosaures existent déjà, et on peut même les cajoler, pour le moment… En fait, allons jusqu’au bout : les oiseaux sont donc probablement une évolution des dinosaures. Or les oiseaux, d’après les comptages, sont en train de perdre très nettement de la population… Ce serait ainsi la deuxième extinction des dinosaures…

    Notre paysage de connaissances évolue également. Le principe global est de « repenser » la planète (voir A lire Ailleurs dans les repères), ce qui finalement, demande de « doubler » celle-ci… mais attention, il n’y en a jamais qu’une seule…

    L’utilité de l’informatique pour l’avenir

    En faisant la part de la représentation que la science se fait du monde, et celle du confort qu’elle nous apporte, on peut se demander, parfois, si cette technologie industrielle, par une question mal résolue liée à l’utilisation la matière et de l’énergie (perte d’entropie), ne serait pas en train de nous mener assez rapidement vers une fin calquée sur celle des dinosaures, par appauvrissement, puis extinction de notre écosystème, au prix du développement de notre infosystème et de nos machines ? … Voulant nous protéger des dinausores, nous pourrions finir comme eux.

    Quoiqu’il en soit, la question à résoudre vient peut-être de la modélisation, héritée d’un système de pensée allégorique et figuratif, qui éloigne notre pensée de la réalité, et peu à peu, nous coupe de nos réelles ressources, terrestres. On se retrouve ici à la place de l’oiseau Tonnerre, qui se retrouve dominé par des ressources qu’on lui a transmises. L’oiseau Tonnerre ne trouvera le salut, dans la légende, que lorsqu’il retrouvera le plaisir de rester à la place qui est la sienne dans l’univers.

    Nous proposons ici l’idée que l’informatique est un outil de communications, et de connaissances plutôt qu’un outil d’analyse.  Ici, on est dans la connexion, la relation, et non pas la prise de distance et le discernement systématique. Les communications et les connaissances n’ont jamais été aussi grandes, et apparement, des carences disparaissent régulièrement pour l’humanité, et ce en parallèle de l’existence de la micro électronique (voir cet article : Non, le monde n’est pas en train de sombrer dans le chaos). L’informatique est ludique,  facilite l’information, et permet des communications comme jamais on n’en a connu. Le mode de vie de la mise en commun (« co- » et « share-« ) se dessine par le web (avec les « & » et les « to »), et change la géographie des modes de vie.

    Le télétravail, par exemple, pourrait être une bonne pratique pour gommer les questions globales liées au trafic, qui est issu d’un urbanisme en zones avec une spatiotemporalité cadencée. La compensation entre les réseaux serait alors effective, le réseau informatique déchargeant le réseau de circulation automobile, et la spatiotemporalité serait modifiée vers un mode de vie plus local. Le schéma de l’agriculture urbaine et de permaculture pourrait se greffer là dessus, contribuant à rafraîchir les villes, à baisser la consommation d’énergie, et à animer une vie locale mieux calée sur les rythmes de la végétation, avec peu de déplacements…

    Repères :

    – Carte : la carte de métro des Datascientists

    – A lire Ailleurs : le Paysage de l’intelligence des Machines (source)

    – Tribune : Comment le Cloud change l’entreprise mais aussi le monde

    – Site web : La Réalité Augmentée

    – Présentation : Montpellier et la « Human Smart City« 

    – Entretien : Gérard Berry : ‘L’ordinateur est complètement con

    – Ressource : L’internet des objets, cinquième ressource technologique.

    – Evaluation : Destruction de la planète : le 4 ème palier sur 9 franchi

    – Livre : Sauver le monde, Vers une société post-capitaliste avec le pair à pair

    – Article : L’humanité est-elle proche d’un effondrement systémique ?

    – Reportage : Internet, la pollution cachée

    – Chronique : Intelligence Artificielle, le transhumanisme est narcissique. Visons l’hyperhumanisme.

    – Article : Combien faut-il de feuilles de papier pour imprimer tout internet

    – Intervention : Clarisse Herrensch : Le code, l’écriture et les nombres

    – Article : Le monde et la santé

  • Observatoire des territoires THD : une carte et des terrains

    Le numérique est lié à la modernité, et représente un avenir. Pas forcément théorique, cet avenir peut se rapporter rapidement à sa propre géographie. Construire une carte sur le déploiement des réseaux THD dans les territoires est donc intéressant en termes d’observation.

    Une ambiance générale

    L’usages des smartphones est partout important, ainsi que la Tnt. Ces deux terminaux, sont actuellement le niveau minimum d’équipement. Les box et les consoles, de leur coté, sont généralisées. Savoir à quoi servent ces terminaux pourrait servir à sentir les tendances et les besoins des utilisateurs. De là, on peut connaitre les logiciels adaptés, en les associant pratiquement au terroir local.

    La carte ci-dessous observe et localise, d’après l’Observatoire du THD dans les Territoires, qui est une veille faite par RA Pro, les collectivités où le THD est en déploiement.

    Le cycle informatique, qui est la circulation d’informations entre les terminaux informatiques, apporte des informations, et vitalise potentiellement un « peuplement », surtout dans les zones rurales, en permettant un échange d’informations très soutenu. Il met en place un « infosystème ».

    Un peuplement, c’est une zone habitée, qui a évolué dans le temps, parfois depuis 6 ou 7000 ans. Un peuplement peut plonger ses racines dans la préhistoire, et aujourd’hui continuer à évoluer. Dans les zones rurales, il s’agit de hameaux ou de villes ayant perduré dans le temps. Le peuplement indique notamment une capacité à gérer les réseaux sur un temps long, en gardant une cohésion avec les lieux de vie. Ces lieux de vie sont en principe alimentés de manière régulière et suffisante en ressources nécessaires, par exemple l’eau, la nourriture…

    L’informatique comme la permaculture ?

    Un infosystème, c’est par ailleurs la translation du principe d’écosystème vers l’informatique : un écosystème est dans un état de mise en équilibre permanent, et c’est aussi le cas pour l’informatique : construire un système d’information correspond à l’assemblage de plusieurs « familles » de logiciels; traitements de textes, cartes heuristiques, agendas, analyses, messageries… Obtenir l’équilibre entre ces logiciels est une tâche permanente : mises à jour, adaptations aux formats, …

    En permaculture et plus globalement en agriculture, le fait de faire des expériences et des essais, est fondamental pour tenir son système d’exploitation dans le temps.  En informatique, tous les logiciels sont difficiles à maintenir en cohérence, et l’ »environnement » de l’ordinateur évolue sans cesse. Il faudrait peut-être avérer la notion de « sol » : un infosystème est un ensemble de logiciels, les espèces qui font partie du système d’exploitation.

    Les logiciels s’appuient sur une foultitude de petites applications, que l’on aperçoit dans Windows lorsque l’on fait Ctrl-alt-suppr. Par exemple, java ou flash (la « lave » et l’éclair) sont des apports extérieurs au système d’exploitation de base, déjà relativement compliqué, qui font que de nouvelles applications vont fonctionner ou non. Son logiciel favori va devoir être mis à jour tous les deux ans, et la messagerie changera de version tous les ans.

    Dans un cas extrême,  il vaut mieux éviter la sérendipité, mais plutôt compter sur les informations « avérées », pour conserver l’équilibre s’ensemble. En installant des applications inconnues, il faut faire attention à ne pas récupérer trop de vers, ou de virus qui s’installent automatiquement sur l’ordinateur (en fait cela dépend peut-être de la dose, car les vers sont plutôt appréciés en permaculture, et un virus à la dose prescrite devient un bon médicament).

    Le système d’exploitation doit fonctionner de manière cohérente avec les logiciels pour que les virus n’envahissent pas la zone de travail. Dans le cas contraire, le temps de travail est dédié à à l’utilisation d’antivirus, mais pas aux tâches prévues. Le temps de « jardinage » sur un ordinateur n’est pas anodin pour le coups.

    Cela revient en quelque sorte à aménager le 1er m² numérique, que ce soit pour les particuliers, mais aussi pour les entreprises. Le but de ChezNous est d’aider à construire ce 1er m² numérique, et d’apporter une série d’outils constituant un système d’information complet pour les habitants.

    Au demeurant, Cheznous utilise le concept du jardinage, car un infosystème évolue jour après jour, et comme au jardin, il convient d’accompagner ces évolutions.

    Le numérique et les terroirs

    Le déploiement du THD (Très Haut Débit), peut demander de répondre à un certain nombre de questions, au niveau d’un terroir. Un terroir donné peut-être demandeurs d’informations numériques, d’autres non.

    Le numérique est le développement des autres réseaux, et installe l’échange de « connaissances ». Le THD (Très Haut Débit) se déploie quasiment de lui même sur un lieu de peuplement adapté à celui-ci : centres de décisions, centres universitaires.

    Les logiciels libres et l’Open Data font partie des pistes à exploiter dans ce but. Observer les conditions par les cartes est un premier pas, pour essayer de détecter les signes de symbiose entre les territoires, l’infosystème et l’économie.

     Cartographie : le déploiement du numérique (en coopération avec l’Observatoire du THD dans les territoires)

    Le THD en France

    Voir en plein écran

     

    Repères :

     

  • Calendrier, horoscopes, almanachs : des documents qui nous guidèrent au quotidien

    IMG00142-20101002-1224En bases de connaissances non informatiques, nous possédons, en dehors des cartes, des documents qui nous dessinent le monde dans le temps. Ces documents existent dans toutes les régions, mais sont pensés différement, car ils sont relatifs au milieu naturel : ils sont à réadapter selon la date et le lieu. Ils servent cependant à tout le monde, pour s’adapter au milieu environnant, au fil du temps.

    Les calendriers 

    De par le monde, on dénombre aujourd’hui 60 calendriers, donc 35 encore utilisés, et 10 très importants (voir wikipedia). Un calendrier règle une société, avec ses dates, sur des zones d’emprises, qui correspondent souvent à la domination d’une spiritualité donnée.
    C’est un document important pour une société, pour ne pas dire fondamental : il organise sa spiritualité et sa socio-temporalité; il retranscrit sa vision du monde, les jours de fêtes, et définit aussi la zone d’influence. Il est basé sur un évènement important vécu par le peuple (souvent la date de naissance de la personne incarnant la philosophie religieuse), et sur un lieu à partir duquel sont faits les calculs définissant les jours, mois et années.
    Il est possible que le calendrier change, en étant remplacé par celui d’une autre vision du monde, lorsque l’organisation qui le propose, passe sous la férule d’une autre organisation devenue plus puissante.
    Mais un calendrier donné peut toujours être utilisé, même s’il n’est pas officiel dans un pays. Par exemple, le calendrier Romain a perduré en Europe jusqu’au 16 è siècle.
    Le calendrier que l’on a ici ne fait pas que donner les dates et les noms des saints. Il apporte aussi l’information sur les dates de la lune, et les informations sur les horaires de levers et couchers de soleil.

    Horoscope – Astrologie

    Un autre document voisin du calendrier, l’horoscope. L’horoscope se fait par l’astrologie, une science d’observation des astres. Il explique une relation que l’on devine, entre la carte du ciel, et nos vies. L’aspect le plus important de l’astrologie, est que l’on travaille à construire une carte du ciel, faite depuis la Terre. Le message est donc centré sur la planète, il ne vient pas des étoiles.
    Il est facile de remarquer que le ciel est différent tous les mois, et qu’il est différent aussi selon la région où l’on se trouve. Un thème astrologique s’appuie sur les maths (trigonométrie), mais aussi sur la localisation. Il est fondamental de faire le calcul d’un thème astrologique, selon l’endroit et la date où l’on se situe. Cela peut avoir une relation, quelqu’infime qu’elle soit, avec ce qui vit sur Terre (voir wikipedia : Thème astrologique).
    Calendriers et horoscopes sont des documents que l’on manipule très souvent. Ils sont liés par diverses choses : une temporalité, une association à une région du monde, un repérage depuis la terre vers les étoiles, la lune, ou le soleil. Par ailleurs, beaucoup de ces documents sont liés par des données communes : « La Terre tourne sur elle-même en 24 heures autour de l’axe nord-sud des pôles et ce d’ouest en est » (cf wikipedia) . Explorer les calendriers et les horoscopes de toutes les régions du monde, nous apporterait peut-être une vision détaillée mais englobante, sur les mondes qui coexistent sur notre planète.

    Almanach

    Autre document très territorial, l’almanach. C’est le « calendrier » en arabe, mais on peut ici pratiquement parler de « guide ». Ce serait un guide du routard, mais qui traite du temps.

    En fait, un almanach s’intéresse à une région donnée, et donne les séquences de ce qui arrivera dans cette région durant une année. Ce n’est pas exactement du divinitatoire, puisque les indications s’appuient sur le fait que de nombreux évènements arrivent de manière cyclique dans le temps : les saisons, les récoltes, les migrations.

    Tout cela arrive tous les ans. Cependant, on peut dire que c’est de l’aléatoire, car les éléments divers font que les cycles ne se déclencheront pas forcément à des dates identiques tous les ans. L’homme a alors un rôle d’observation pour voir les évènements qui déclencheront un moment donné. Cela peut d’ailleurs être la lune, qui joue notamment sur la météo.

    En ajoutant les Atlas, on s’aperçoit que le monde était assez bien connu pendant des siècles, grâce à tous ces documents. Le temps y est abordé, notion qui manque peut-être un peu à notre époque, où seule la météo justement, nous envoi au week-end prochain (avec les congés, qui sont peut-être une réflexion dans le temps et dans l’espace, puisqu’il faut prévoir à l’avance vers où on ira).

    Repères :

    * Le calendrier lunaire

    * L’entretien avec Raphaël Poli, astrologue, sur ce site.

    * L’« entretien » avec Fra Mauro, Cartographe de Moyen-Age (imaginé sur le site de l’IGN).

    * BNF : Le calendrier de Marguerite d’Orléans

     

  • Le web et les racines de connaissances

    Internet est-il un système nerveux ? En fait, c’est plutôt un système construit avec du sable (pour la fibre optique), du cuivre, du pétrole (pour le plastique), et des métaux lourds et rares. Ce système demande beaucoup à la Terre, mais peut réussir la mutation rendue nécessaire par la croissance de notre population sur la planète. Internet permet de construire une toile, le web, qui relie nos connaissances. Tout cela est alimenté par le réseau électrique, qui plonge à la source de l’énergie de la planète, et qui se rapproche mieux de l’image d’un système nerveux de ce système technologique.

    Des liens qui ont des racines

    Il existe 35 calendriers utilisés aujourd’hui de manière importante dans le monde. Cela fait 35 visions du monde différentes, 35 organisations socio-temporelles, 35 approches spatiotemporelles (voir Wikipedia pour les calendriers, et voir le site « Les langues du monde« ).

    Ces mondes se sont construits un peu tout seuls, dans leur propres racines, avec souvent leurs propres agrosystèmes, au temps où les communications se faisaient à pied, et de préférence à la belle saison… Ils sont des bases de vies, qui continuent à s’appuyer sur les connaissances acquises, amassées et transmises dans le temps. Le contenu des connaissances ne correspond donc qu’à un seul calendrier, même si des idées peuvent se communiquer entre les systèmes de représentation des mondes divers. Ces idées et ces connaissances peuvent être rassemblée dans ce que l’on appelle une encyclopédie, ce qui a été fait au 18 ème siècle dans notre pays, notamment par l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.

    Si un Atlas décrit un monde, une encyclopédie va le construire. Un atlas est un état des lieux, une Encyclopédie sera un cycle avéré. L’encyclopédie s’inscrit dans la temporalité, mais l’Atlas est plutôt un document qui est dans l’espace. Mais en fait, l’Encyclopédie Universelle de Diderot et d’Alembert s’inscrit vraiment dans une vision holistique de la nature.

    Encyclopédie universelle ; pour une vision holistique de monde… européen.

    Le prospectus présentant l’Encyclopédie, donne sa définition du terme « Encyclopédie ». Littéralement, il s’agit d’un « enchaînement des sciences ». La profondeur temporelle de l’Encyclopédie est importante, elle veut inventorier des connaissances, ainsi que les liens entre tout, connues, et parfois légèrement développées depuis l’antiquité.

    « En reduisant sous la forme de Dictionnaire tout ce qui concerne les Sciences & les Arts, il s’agissoit encore de faire sentir les secours mutuels qu’ils se prêtent; d’user de ces secours pour en rendre les principes plus sûrs & leurs conséquences plus claires ; d’indiquer les liaisons éloignées ou prochaines des êtres qui composent la Nature, & qui ont occupé les hommes ; de montrer par l’entrelacement des racines & par celui des branches, l’impossibilité de bien connoître quelques parties de ce tout, sans remonter ou descendre à beaucoup d’autres ; de former un tableau général des efforts de l’esprit humain dans tous les genres & dans tous les siecles ; de présenter ces objets avec clarté; de donner à chacun d’eux l’étendue convenable ; & de vérifier, s’il étoit possible, notre Épigraphe par notre succès : […]. »

    (cf le prospectus de l’Encyclopédie, University of Chicago: ARTFL Encyclopédie Project (Spring 2013 Edition), Robert Morrissey (ed)).

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    En dehors de l’aspect temporel de cette encyclopédie (depuis le passé, mais consacré à l’avenir), elle a donc un aspect spatial, car elle vise à montrer les liaisons de tous ordres, « des êtres qui composent la Nature ». Ceci est une réelle approche holistique, et c’est aussi par ce terme, qu’elle vise à l’universalité. Diderot, d’Alembert et son éditeur, ont par leur travail, déposé un état des lieux du monde, mais aussi posé les bases d’un monde. Cet aspect spatial se renforce donc à double titre, lorsque l’on réflechit aux sources de ces connaissances : 130 rédacteurs ont contribué à l’Encyclopédie. Un certain nombre sont centrés sur Paris.

    Les « Encyclopédistes » (Lieux de naissance) Voir en plein écran

    L’universalité, mais pas la programmation

    Dans l’Encyclopédie Universelle, est décrite La machine chronologique (« Volume 3. » University of Chicago: ARTFL Encyclopédie Project (Spring 2013 Edition), Robert Morrissey (ed)) qui a permis de représenter l’histoire du monde chrétien. Cette machine fait penser de manière assez confondante, à un ordinateur. Aujourd’hui, notre vision du monde se fait par l’informatique, avec des ordinateurs surdéveloppés, qui prennent le pas sur la nature.

    L’internet est l’équivalent de l’imprimerie. L’internet a déjà une large influence sur la planète, où il diffuse connaissances et communications, ce qui contribue à dépasser les frontières habituelles. Quelques principes importants de l’Encyclopédie sont repris dans le modèle de web, notamment le principe de renvois par mots clés, et une même idée de l’universalité, par la diffusion de connaissances. Par conséquent, le web n’est pas qu’une grande bibliothèque. C’est aussi une encyclopédie.

    Nous sommes donc dans un cycle qui va amener une phase de progrés. A priori, le gros piège à éviter est de ne pas confondre l’universalité avec une programmation de la nature, que nous vivons depuis le développement des outils numériques. L’Encyclopédie de Diderot avait elle même une conception holistique du monde…

    Repères :

    Très humain plutôt que transhumain | Alain Damasio | TEDxParis – YouTube

    * Encyclopédie, Discours d’introduction : Avant d’inspirer le web par le système de mots-clés, l’encyclopédie c’est elle même inspirée de la cartographie. Elle était imaginée comme une Mappemonde qui permet de connaitre le monde des connaissances.

    * Concevoir une carte de l’inconnu : comment la cartographie et les techniques encyclopédiques se rejoignent pour concevoir l’informatique. L’informatique se conçoit beaucoup sur le concept de cartes, plans,…

     

     

     

  • Ecologie

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    L’écologie est un terme aujourd’hui plutôt scientifique, mais dont l’étymologie signifie ‘la science au sujet de la maison, de l’habitat‘. Et il apporte quelques réponses à des questions que la vie pose, qui sont en quelque sorte, une forme d’hygiène.
    Le principe est de savoir ce que notre existence demande à notre milieu, dans des normes de confort données. Afin de tenir au mieux ces deux facteurs, il est possible de choisir des méthodes déjà éprouvées, d’en inventer de nouvelles, de s’éduquer différemment. On pourrait aussi revoir les normes de confort, mais il ne semble pas que cette direction là soit explorée en majorité. Réussir à trouver le bon équilibre entre confort et utilisation adéquate des ressources, est donc question de temps, d’expérimentations, de choix.

    L’évolution se fait au fil des ans, pas à pas, et la technicité commence à déboucher sur une ingénierie d’une nouvelle génération, à la fois sur l’utilité des outils, leurs conceptions, les matériaux, avec pourquoi pas des matériaux végétaux, des sources d’énergies refondées. Le modèle économique à prévoir est à priori un modèle à grande échelle (c’est à dire que les structures sont petites, mais travaillent avec plus de personnes), et l’inventivité pourrait être utile à nouveau, de la part de tout le monde.

    La technologie est utile à ce développement. A travers le web, en particulier, cette inventivité peut déjà être répercutée rapidement, par exemple dans le domaine de la permaculture. Par ailleurs, des associations peuvent retrouver des techniques ayant fait leur preuve dans le passé, par reconstitution ou par recherches patrimoniales (par exemple, l’électroculture, qui a été explorée pendant longtemps, mais n’est pas exploitée en tant que telle).

    Le seuil d’une société à l’optimum écologique, n’est pas encore réellement là. Le volume de matériel pourrait être réduit, les inventions simples pourraient être mieux acceptées. Mais le pari est de faire accepter de réfléchir en permanence à cette question : comment vivre confortablement, sans trop inscrire ma trace dans le futur ?

    Repères : 

    – Blog : Electroculture

    – Sur notre site : Le monde et la santé

  • Le Monde et la santé

    La terre contient beaucoup de substances qui nous concernent. L’agriculture biologique accède aujourd’hui à l’idée de soigner la terre, par l’utilisation de plantes et de techniques appropriées, en améliorant le sol. Elle peut aussi soigner les individus, par une alimentation équilibrée.

    Cette idée a pu être connue dans le passé, et  se matérialiser par une sapience, organisée autour des questions de santé liée aux milieux de vie (voir définition sur Wikipedia). On peut aussi l’appeler le sens commun. Elle se  retrouve aujourd’hui autour des philosophies asiatiques (fengshui, reiki), et des techniques liées à celles-ci. Mais elle développe encore ses racines en Europe, par exemple par la géobiologie (pour les habitations), la permaculture (pour les potagers) ou l’agriculture biodynamique (pour les grandes exploitations en bio), et elle propose des méthodes.

    L’avantage de ces méthodes, qu’elles soient asiatiques, ou non, est aussi de donner une cohérence générale à la lecture du monde et à son équilibre, depuis sa propre santé jusqu’à son interdépendance avec son milieu de vie et avec d’autres individus. Et s’il n’est pas nécessaire de tout connaitre, il est important de comprendre cela, car cela aide à envisager ce qui nous relie à la Terre. Le langage crée le monde, et le choix des mots est important.

    Même dans notre langue, cette capacité à lier toutes ces notions est existante, et cela lui permet potentiellement de dépasser des écueils qu’elle a du mal à concevoir, alors que d’autres peuples les contournent peut-être plus facilement (scandinavie, ou langues anglos-saxones, par exemple). En explorant notre vocabulaire, on peut détecter un lien, finement tissé, entre la culture, la médecine, et les éléments naturels. Il faut simplement exhumer certains mots ou les voir sous un angle légèrement différent. Revisiter l’anglais, dont une famille de mots vient de l’ancien français, plutôt normand, est à ce titre très utile.

    Ce vocabulaire est « holistique » (car il englobe plusieurs domaines de perception, ce qui donne à un mot la capacité de lier plusieurs champs de pensée, sans séparation), et « spatiotemporel », car l’espace et le temps y sont vécus ensemble, sans dichotomie mais dans le cadre de « cycles ». Ces méthodes transparaissent par exemple dans la pratique du tourisme doux, qui permet d’entretenir sa santé de manière autonome et active, et appuie en même temps le développement de produits locaux. Cela affleure aussi dans les contes, qui nous dessinent des liens insoupçonnés entre nous et le milieu naturel.

    Finalement, cela permet au fil des années d’avoir un équilibre, et cela pourrait se traduire par « développement durable ».

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    Vocabulaire de géographie organique et spatiotemporelle

    Les sites indiqués sur cette carte, participent à construire ou entretenir consciemment un lien entre milieu de vie, santé, alimentation, et culture.

    Temps – Milieu de vie – Connaissances

    Arbre: un arbre est un végétal, auquel nos vies sont associées. Dans la langue française, c’est aussi une allégorie qui sert à la fois pour les personnes (arbres généalogiques), et pour les connaissances (au moyen-âge, un livre était comparé à un arbre, les chapitres étant des branches). L’arbre nous apporte de la nourriture par l’arboriculture, et en France, est un matériau de chauffage. Dans d’autres cultures (scandinavie, Usa, Canada), c’est aussi un matériau de construction.

    Association: Une personne se construit son territoire en s’associant à un lieu. Il y a ici une notion de choix, qui est motivé par le goût, la commodité. L’association permet une construction sereine et positive de son milieu de vie. Cette association est celle de son « monde » avec celle de son territoire.

    Atmosphère: c’est la partie de l’air autour de la Terre, qui va jusque 120 km d’altitude environ. L’atmosphère est aussi utilisée dans le sens de quelque chose que l’on ressent lors de la réunion de plusieurs personnes.

    Carrière: lieu d’exploitation de la roche. L’exploitation d’une carrière conduit à la construction de maisons, donc de villages, donc de villes. Une carrière et aussi une manière d’exploiter sa situation, dans le but de construire le monde. On fait d’ailleurs carrière dans sa matière favorite. En médecine, les « cachets » sont faits avec pour base de la matière calcaire.

    Champs:  C’est une petite partie de terrain. Egalement une partie de ses connaissances : champs de connaissances, champs de culture, champs sémantique.

    Climat: Le climat c’est la météo générale sur notre planète. C’est aussi l’ancien mot pour les latitudes. Peut être synonyme d’atmosphère pour qualifier la qualité d’une ambiance entre des personnes, dans une situation donnée. En médecine, on parle de climatologie, par exemple dans la médecine de curistes.

    Communauté: plusieurs mondes donnent une communauté. Une communauté partage un milieu de vie, et s’inscrit dans un terroir. Elle peut se caractériser sur le terrain par la construction d’un hameau. Une communauté plus large peut donner un village. Une ville abrite plusieurs communautés, en général.

    Corps: le corps est la partie charnelle d’un individu. C’est aussi la partie solide d’une maison. C’est aussi un mot qui désigne un groupe professionnel (corps de métier).

    Culture: la culture est acceptée dans le sens d’apprentissage (avoir une culture personnelle), et aussi dans le sens d’exploitation (cultiver un champs). Le point commun est l’organisation de connaissances, ou d’éléments matériels donnés.

    Cycle: De nombreux cycles permettent de lire le monde, et cela donne une autre appréciation du temps, mais aussi de l’espace. Le cycle des saisons, à priori calqué sur le soleil et la lune, rythme l’année, et joue sur le climat.

    Domaine: c’est un périmètre de connaissances favorites. C’est aussi une portion de terrain que l’on a acquise, organisée et cultivée. Le terme fonctionne de la même manière dans les deux sens.

    Domestiquer: vient du latin « domos », la maison. Les animaux domestiques font partie de la maison, et ce sont parfois des animaux de compagnie, des animaux de bat, des animaux de trait… Le terme domestiquer associe, contrairement au terme exploiter (avec son préfixe ‘ex’), qui n’associe pas.

    Echelle: c’est une drôle de chose de se dire qu’une carte dessine la terre vue du haut… les hommes sont tous montés en haut d’une colline. Un jour ils ont peut-être dessiné ce qu’ils voyaient depuis cette colline, pour garder cela sur un document et s’éviter de revenir trop souvent. Plus la colline est haute, plus les objets sont petits. L’échelle a peut-être remplacé la colline dans le vocabulaire… En tout cas, les cartographes ont eu besoin de construire des tours de visée pour repérer les points de repères sur le terrain. Mais on dit d’une carte vue de très haut, qu’elle est à petite échelle.

    Etape: Un trajet se fait dans le temps, par étapes, et dans l’espace, par des relais. L’étape est le pendant temporel, du mot « relais » dans la géographie de la spatiotemporalité.

    Ether: Relie les quatre éléments : l’eau, la terre, l’air,le feu. C’est aussi un composé organique qui relie le carbone et l’oxygène, qui est utilisé sous forme liquide, et parfois n’est pas très bon pour la santé (selon les doses).

    Exploiter: un domaine forestier, exploite, et pour cela organise l’extraction d’arbres venant du milieu naturel. Une bonne organisation, qui respecte les conditions locales, perpétue le système dans son ensemble. Exploiter en structurant et en organisant est donc bénéfique. Une bonne exploitation est synonyme de culture, alors qu’une mauvaise exploitation est synonyme de destruction. Une mauvaise organisation va avoir pour effet de dégrader le milieu. Par extension, le terme de culture est un résultat d’une exploitation, visant à l’organisation : cultiver la terre, cultiver des connaissances, signifie organiser un terrain (cf la signification de terrain dans la partie santé).

    Forêt: Une forêt est le poumon d’un bassin versant. C’est un lieu de vie, ou un lieu d’exploitation, selon qu’on y habite ou que l’on en extraie des arbres. On parle aussi de forêts de connaissances, lorsqu’une personne en possède de nombreuses. Les livres ayant été conçus sur le principe d’arbres, une forêt de connaissances correspond à  beaucoup de livres.

    Foyer: un foyer est un réceptacle pour un feu. C’est aussi une unité statistique. C’est également une image pour parler d’une maison avec ses habitants.

    Frontière: chaque monde a ses limites, qui sont parfois matérialisées sur le terrain. Une frontière est relative, elle est souvent remise en question, à géographie variable. Des frontières collectives, celles de nations, peuvent concerner un grand nombre de personnes en même temps (des deux cotés de la frontière). Le milieu naturel porte beaucoup de frontières, par exemple les cours d’eau et les reliefs. La distance est elle aussi porteuse de frontières.

    Gabarit: modèle permettant de reproduire une mesure. Terme utilisé dans le bâtiment, dans le domaine de l’alimentation, mais aussi en médecine : permet d’évaluer les proportions d’une personne.

    Germer: comme une plante, une idée peut germer. Comme les plantes, les idées en germe peuvent être phagocytées par d’autres.

    Géobiologie: comparable au Feng shui chinois, c’est une science qui étudie les habitations, et qui est héritée de la culture païenne en Europe. Intermédiaire entre la géographie, la biologie, la géologie, et la médécine. Le principe de la géobiologie est surtout de garder un bon équilibre. Elle s’appuie fondamentalement sur la connaissance des mouvements telluriques pour interpréter des sensations que nous vivons, ainsi que les autres terriens.

    Individu: en écologie, toute plante ou animal étudiée de façon isolée, est un individu. Pour les hommes, ce mot est également valable. Un individu a une identité, et il change de rôle en se déplaçant dans l’espace, et dans le temps. Une personne sera enseignante pendant les heures ouvrables, puis père de famille en fin d’après midi, puis membre d’un club de belote en début de soirée. Les lieux et les rôles changent alors que le temps progresse. Mais dans la réalité, un individu est aussi dans un organisme. Il existe des échanges, bénéfiques ou néfastes. Cet ensemble de mouvements et d’échanges a des répercussions sur son territoire, sur ses congénères plus ou moins proches, sur ses compagnons faunistiques ou floristiques.

    Interdépendance: tous les individus d’un terrain donné sont interdépendants. Chaque individu possède un territoire, mais il existe des communs, comme le sol. Celui-ci, même pour l’humain, défini la qualité organique de sa future alimentation.

    Jardin: chacun cultive son jardin. C’est un pré carré de petites choses que l’on aime connaitre et entretenir. On peut aussi cultiver un jardin pour de vrai, et les deux choses entrent dans le domaine des loisirs.

    Livre: le mot livre vient du mot « Liber », qui est la surface entre le tronc et l’écorce d’un arbre. De même, un livre était pensé et rédigé comme un arbre. La pensée était donc « végétale », avec des branches et un tronc commun. Les premiers livres ont peut-être été écrits sur des écorces d’arbres, mais le papier est en tout cas fait avec du bois. Les papyrus sont aussi le résultat de transformation d’une plante en surface écrivable. Des livres ont pu être aussi sur des peaux, les parchemins. Ce sont des volumes, mais la peau est bientôt restée le cuir des couvertures des grands livres.

    Matière: une matière est un substance organique. Elle est légèrement transformée par la force des éléments, notamment le feu. Dans notre langue, c’est aussi une technique particulière, que l’on étudie : les maths, la grammaire. La connaissance est donc lue comme le résultat de réflexions construites (axiomes mathématiques, règles de grammaire). Dans les arts, ou dans l’économie de secteur 1, on parle de matière « première » pour désigner un élément directement issu de la terre (végétal ou minéral).

    Migration: Une migration vise à modifier son territoire. Pour une personne, cela est probablement activé par sa culture, par le contenu et l’organisation de ses connaissances. La qualité de la source est à ce stade un élément prépondérant, permettant de se projeter en imagination vers un autre territoire personnel.

    Milieu naturel: Le milieu naturel est l’ensemble des conditions, géologiques, atmosphériques, écologiques, dans lesquelles habite l’homme.
    Notre civilisation tente au maximum de se libérer de ce milieu, mais tsunamis et autres tremblements de terre, nous rappellent régulièrement sa présence.
    Le milieu a aussi un connotation terrienne, puisque la sécurité n’est pas entièrement garantie. Le milieu naturel est ouvert aux intempéries, aux évènements géologiques, à la cohabitation avec la faune (dans les régions de montagne, le loup).

    Monde:  Le monde englobe le terme de territoire, avec en plus des notions de sentiments, de parentèle, de voisinage, de saisons, de temporalité. Un monde est construit par les connaissances que l’on possède.  Une culture personnelle donnée va se projeter dans le terrain, et se matérialiser par un territoire correspondant. Celles-ci deviendront donc un territoire. Pour cette raison, la culture que l’on a, a des répercussions sur le terrain dans lequel on vit.

    Le monde est un terme qui est aussi utilisé dans un sens général, pour englober une communauté. Cela peut donc désigner un domaine professionnel par exemple, qui contruit un collectif (le monde de la santé, le monde de l’agriculture)… Il existe donc un nombre important des mondes différents, même sur notre planète.

    Par ailleurs, le monde a aussi une profondeur historique qui contribue à rassurer, ou qui peut posséder des couches de traumatismes : les guerres laissent des traces dans l’éducation et sont transmises dans les mémoires. Le territoire, de son coté, a un coté écologique, qui nous rattache au mammifère que nous sommes.

    Pays: du latin Pagus. Le pagus était une organisation très précise, qui représentait une très grande surface. D’origine païenne et gallo-romaine, la structure du pagus avait probablement la taille d’un bassin versant, ou d’une vallée. Ce critère de division permet de garder une cohérence au niveau de l’écosystème, et donc une complémentarité dans les essences et dans la faune. Dans le langage familier, un paysan est nommé un ‘pagus’.

    Paysage: le paysage est construit par la culture. Il y a le paysage réel, qui est le résultat d’une culture par le paysan. Il y a aussi le paysage de connaissances, qui est le résultat de notre propre culture. Le second défini probablement le premier. Un paysage de connaissance est un paysage qui peut être commun à plusieurs personnes.

    Paysan: personne cultivant la terre. Le paysan est lui-même une personne cutlivée et très à l’écoute des évolutions de l’état du terrain qu’il exploite. Optionnellement il organise un collectif de personnes travaillant avec lui, un cheptel d’animaux domestiques,…

    Peuplement: En anglais : settlement. C’est une zone habitée, qui a évolué dans le temps, parfois depuis 6 ou 7000 ans. Le lieu d’origine peut se déplacer d’une dizaine ou d’une centaine de mètres, mais le nom est souvent identique. Un peuplement plonge ses racines dans la préhistoire, et aujourd’hui continue à évoluer. Il s’agit de villes ou de hameaux ayant perduré dans le temps. Le peuplement a notamment une capacité à gérer les réseaux, en proposant une cohésion avec les lieux de vie. Ces lieux de vie sont en principe alimentés de manière cohérente en ressources nécessaires, par exemple l’eau, la nourriture…

    Permaculture: c’est une technique très récente d’agriculture, élaborée en Australie. Elle compose entre les espèces pour permettre à celles-ci de s’auto-réguler, sans employer de substances additives. Le sol est ainsi amélioré au fil des ans, et pour ainsi dire soigné lorsqu’il ne donnait plus un bon rendement. Le rendement est important, et la taille des exploitations permet d’appliquer cette technique y compris dans les villes.

    Point de vue: c’est une belle vue, et c’est aussi une sensation. Chaque personne a un point de vue différent, et se construit un monde différent. Dans un paysage de connaissances, il existe plusieurs points de vue. On conçoit ainsi que le but des échanges entre personnes est de se faire une route en commun dans le monde des connaissances.

    Prairie: La prairie est d’une part un mot issu de l’écologie, qui résume un écosystème arrosée par l’eau de pluie et à priori sans réseau hydrologique important, basé sur une végétation herbacée, avec insectes, rongeurs, petite faune, et flore adaptée. C’est aussi un mot des nations d’Amérique du Nord, désignant leur espace de vie. On voit là une relation entre l’écologie et la géographie : l’habitant d’amérique de nord vit sur un territoire, qui est en même temps un écosystème en tant que tel. On peut donc en déduire qu’il fait partie de cet écosystème, ou encore que cet écosystème est son milieu de vie.

    Puiser: Un nouveau terme faisant le lien allégorique entre connaissances personnelles et monde naturel : on peut puiser dans ses connaissances, comme à la source d’une rivière. Cela demande cependant un effort. Certains préfèrent l’effort cérébral, d’autres l’effort physique, par facilité, par commodité, par capacités physiques…

    Racines: les mots ont des racines. En effet, les mots ont parfois des origines géographiques éloignées, mais une utilité spécifique leur a donné la possibilité de se répandre spatialement. Chaque individu (arbre, mammifère) a aussi des racines. Dans le cas d’un mammifère, ce terme de racine est une image, qui correspond au terme de « l’arbre généalogique », construit pour dessiner la paternité et la maternité d’un individu.

    Relais: C’est l’élément nécessaire à la transmission de connaissances. C’est aussi et surtout un lieu, qui fait partie du cycle « réseau-territoire-connaissances ». Il permet de diviser les distances nécessaires à transmettre des biens. Le relais assemble les notions d’énergie, de temps, et propose aussi la limite diurne/nocturne.

    Saison: une saison marque un cycle temporel : les cultures reviennent par cycle, et suivent les saisons.

    Spatiotemporalité: C’est l’espace et le temps. L’espace se construit à partir d’un monde, lequel s’est conçu à travers une culture, une langue. L’espace a une évolution très lente, dans le temps, et la spatiotemporalité est cette évolution. Elle est supérieure à la somme de l’histoire et de la géographie. Une ville se régénère sur elle-même en permanence, depuis parfois des millénaires. Les causes de ces réorganisations sont spatiotemporelles : des ressources peuvent y être utilisées, sur des longues périodes, et de nouvelles techniques venant d’autres villes ou d’autres régions, demandent de réorganiser régulièrement l’espace et de réadapter les méthodes. Cette instabilité apparente a en fait une régularité dans la spatiotemporalité.

    Semaine: groupe de 7 jours, calé sur la lune et les planètes. C’est donc à la fois temporel, et spatial, même si les repères sont très lointains. Ces repères sont tout à fait visuels, car on peut observer les lunes depuis chez soi… Les jours de la semaine correspondent tous à des planètes du système solaire, dans notre calendrier. (Voir wikipedia).

    Temps: Le temps est dans quatre dimensions importantes de notre vie : une correspondant au climat, une à l’écoulement des évènements, une à la musique, et une à la grammaire. Météo, durée d’une période, rythme, langage.  Typiquement, le temps qu’il fait influence la nature de nos actions. Un système naturel important est logé dans ce simple mot.

    Terre: c’est notre sol, car nous « cultivons » la terre (bien que parfois c’est de la roche). C’est aussi un signe de propriété et parfois la projection d’une personne : un paysan cultive sa terre. Parfois il en hérite. On entend aussi l’expression, « notre mère, terre nourricière ».

    Mais c’est aussi le petit nom de notre planète. D’autres langues appellent par exemple cette planète « Earth ». Etant dans notre langue à la fois notre sol (qui nourrit), et notre planète, ce mot est une nuance de notre langage, selon que l’on parle de notre territoire ou  de notre monde. On parle de la « terre nourricière », terme probablement équivalent à PanchaMama.

    Terreau: C’est un ensemble de matières végétales, qui permettent de cultiver des plantes. Un terreau végétal est composé de matières variables, et il faut donc de bonnes connaissances pour choisir le bon terreau… Ce terme est d’ailleurs utilisé dans le domaine des connaissances : le terreau est un ensemble de petites connaissances qui permettent de cultiver un idée.

    Territoire: Chaque terrien a un territoire. Le terme de territoire est issu de l’écologie. Dans cette discipline, il défini la portion de l’espace dans laquelle un individu, n’importe quel animal ou végétal, peut vivre. Ceci peut être pris comme le signe de notre véritable nature, celle de mammifère, et comme le signe de notre relation avec le milieu terrestre. Le territoire est seulement une partie de notre monde personnel, lequel possède aussi un imaginaire, des sentiments, des souvenirs.

    Terrien: Le terrien est l’habitant de la terre. Il n’est pas seulement l’humain, mais aussi toute espèce végétale ou animale.

    Terroir: Le terroir est un ensemble cohérent venant du milieu naturel (reliefs, végétations, hydrographie, latitude, longitude), sur lequel un peuplement a été développé. De ces données de base, la production de biens est développée (alimentation, batiments, vêtements,…). L’adaptation à l’influence d’autres inventions est un facteur de stabilité et de continuité temporelle de l’équilibre du terroir. Un bassin abrite plusieurs terroirs.

    Santé – Anatomie – Géomorphologie

    Administrer: En médecine, on administre un médicament ou un soin. On peut aussi administrer une zone géographique, par exemple un pays.

    Alchimie: C’est un mot qui désigne la recherche de nouvelles propriétés dans les substances de base : eau – terre – air – feu, par transformation (par exemple via les alambics). Cette recherche a conduit à des connaissances en herboristerie, ainsi qu’en chimie. Le mot alchimie, en Moyen Egyptien, fait référence à la terre noire, alluviale, de l’Egypte. Par extension, ce mot désigne l’Egypte, par association des personnes avec une terre. D’autres mots viennent de la langue arabe, et sont liés à une médecine douce liée au sol : alambic, almanach…

    Aliénation: il est possible d’être aliéné à un lieu. Pour causes professionnelles, pour causes relationnelles, le fait de vivre dans un endroit qui n’est pas conforme à ce que l’on veut, est un phénomène d’aliénation.

    Almanach: En arabe, le « guide ». On a le guide du routard, le guide Michelin, aujourd’hui… Mais l’almanach, le guide, depuis des siècles, décrit la route à suivre au long des semaines et des mois. Ce livre vient de loin, mais selon les bassins, l’almanach a des nuances, liées aux changements de conditions (le décalage horaire).

    Ame: une maison a une âme. Le domicile est un lieu auquel on s’associe (voir la définition de « domestiquer »). Ce type de vocable appartient au champs sémantique lié au monde. C’est ce type de terme, qui fait un monde, par rapport au terroir, ou au territoire, par exemple.

    Artère: c’est au départ une partie de notre système sanguin. Ce sont les plus gros ‘conduits’. C’est aussi en urbanisme une voie de circulation. Cela permet d’amener l’idée de la vitalisation. Une artère bien irriguée, vitalise un organisme. Si elle est mal irriguée, ou encombrée, l’organisme est dévitalisé.

    Appropriation: D’aucuns s’approprient l’espace qui correspond à leur territoire. Or, cet espace reste commun, ne serait-ce que pour la faune ou la flore y existant.

    Bassin: un bassin est une partie de l’anatomie de beaucoup de mammifères. C’est une partie liée à la motricité des membres inférieurs. Un bassin est aussi ce qui délimite le ruissellement des eaux de pluie dans les différentes rivières. C’est enfin ce qui décrit un milieu pour une personne ou une population donnée : le bassin de vie, le bassin d’emploi.

    Charpente: une maison est abritée par la charpente d’un toit. On dit aussi d’une personne que son ossature est sa charpente.

    Capilarité: nom donné aux formes que prennent des canaux d’un fleuve ou d’une rivière, se croisant et se recroisant dans le bassin versant. Ce sont les chenaux, qui sont au bout de ce réseau hydrographique, qui lui-même a une forme d’arbre. Ce mot fait référence en anatomie, au système veineux.

    Circulation: le sang circule dans les ramifications du système sanguin. Les automobiles circulent dans les artères du réseau de circulation.

    Corps: une maison a un corps, un mammifère aussi, et les métiers peuvent s’organiser en corps de métiers. Chaque corps de métier a un monde, avec un jargons et des thèmes de discussions. Tout corps a normalement des membres, y compris les corps de métiers.

    Coeur : le coeur est un relais dans le cycle de circulation du sang des mammifères. On parle aussi du coeur d’une ville.

    Essence: fait partie des thèmes à priori liés aux soins alchimiques. Substance à la limite du liquide et du gazeux, contribue à soigner, à redonner la santé. Mais peut polluer l’air ambiant, si la dose est dépassée : le gaz s’évaporant peut intoxiquer.

    Etat: Un état de santé correspond à la qualité du terrain de son organisme.

    Feu: on connait l’expression « couper le feu ». Cela correspond à une technique de magnétiseur, qui est pratiquée en parallèle des techniques de soin officiel, par exemple en accompagnement du traitement des cancers. Le feu est un des principes de l’ether, il est équivalent à des sensations de chaleur, des sensations de brûlure.

    Le feu est aussi ce qui se place au centre du foyer, où est brulé du bois.

    Figure: La figure de la Terre est sa forme géométrique, dont le calcul est une tâche classique en géodésie.

    Flore: La flore est variable selon les régions. C’est un aspect important d’un milieu de vie, car il caractérise un ensemble de paramètres, notamment l’altitude, la longitude et la latitude. La flore intestinale est un aspect important du terrain d’un individu. Un bon équilibre de santé passe par une bonne flore. Celle-ci est soignée efficacement par les plantes.

    Hippocampe: C’est une partie du cerveau dans laquelle sont organisées les capacités de repérage, et de mémorisation spatiale. Cette partie est beaucoup plus développées chez les personnes utilisant peu les GPS. C’est aussi un animal marin mythologique, mi-cheval, mi-poisson. C’est enfin le nom d’une galaxie.

    Hygiène: Un des grands progrès de la médecine a été l’amélioration de l’hygiène. Cela a eu de grosses répercussions au niveau de l’organisation des villes. L’organisation haussmanienne des villes a pour origine la nécessité de rendre les habitations et les rues à la « salubrité ».

    Horizon: un horizon peut se situer dans le temps. Il peut se situer au sol : ce sont les fines couches qui élaborent un sol, année après année. Il y a là deux aspects (temps et espace). Enfin, l’horizon est dans le champs visuel. Il est à la fois la fin et le début des informations visualisées.

    Langage: le langage est ce qui construit le monde. On peut concevoir ce que l’on comprend par le langage des autres, et on énonce clairement ce que l’on a bien su concevoir. On sait aussi que le langage est parfois un jargon, qui correspond à la vie d’un monde donné (le monde de la médecine a son propre jargon. Il a des mots communs avec le jargon de la géographie. On peut donc concevoir que la bonne santé est la condition d’un milieu de vie correct, et réciproquement).

    Langue: une langue défini les échanges entre les personnes d’un peuple. Sa langue lui permet de parler. Les langues se regroupent par familles, mais ont une racine commune, le proto-langage. C’est un terme qui parle aussi de géomorphologie (une langue de terre à l’embouchure d’un fleuve). Pour finir, c’est un terme anatomique.

    Latitude: zones découpage sur le plan horizontal de la planète. L’ancien mot pour latitude est « climat ». Ce mot a aussi la signification de « liberté ».

    Liberté: selon l’adage, ma liberté se termine où commence la votre. Autant mentalement que physiquement, le monde que l’on conçoit s’arrête au niveau de la limite d’autres mondes, ceux des voisins.
    La liberté se réajuste en permanence, avec les évolutions de son propre monde, et celles des mondes voisins. Ceci est vrai au niveau personnel, ou au niveau d’un collectif. Elle joue un grand rôle sur la santé.
    La paix découle certainement de la liberté, comme définie ci-dessus. La paix universelle pourrait s’obtenir si toutes les inter-relations étaient régulées, apaisées, entre les mondes (mondes personnels, mondes collectifs, grands mondes) Cet état serait à tenir en équilibre dans la profondeur du temps.

    Maison: Le mot maison est beaucoup employé en français, mais avec ses racines grecques ou latines. En ancien grec, maison se dit « Oikos ». Cela amène en français le préfixe « Eco » : « economie », « ecologie », « ecosystème ». En latin, latin se dit « domus » ». Cela donne les mots « domicile », « domestique », « domestiquer ». Le mot grec parle d’un ensemble dont on fait partie, le mot latin parle d’un lien à cet ensemble. Utiliser ces termes en français indique donc des liens et des ensembles. La maison est un terme utilisé en astrologie, dans le monde économique, dans le monde de la construction. Il est donc à plusieurs échelles.

    Massif: un massif de montagne, comme un massif forestier, peut inspirer une oeuvre massive : peinture, livres, chants, légendes… On peut aussi y deviner des personnages massifs, les Géants. Enfin, un gabarit peut-être massif, quand on parle d’une personne.

    Méridiens: terme utilisé en géographie, pour la terre, et aussi dans la médecine chinoise, pour le corps humain. La géographie a utilisé les mathématiques pour installer ses méridiens, la médecine a utilisé l’observation.

    Mesure: terme lié à l’évaluation d’une distance (espace), à l’évaluation d’un poids (matière), et à la températion d’un caractère. C’est dans ce cas le synonyme de patience.

    Membres: les corps ont des membres, et les corps de métiers aussi.

    Nom: un lieu, une personne, un massif, une rivière, portent un nom. On a besoin d’identifier, pour localiser, y compris les personnes. De nombreux noms de famille sont issus d’un lieu, dont ils ont pu être propriétaire. Inversement, on peut attribuer à des massifs, des rivières, des plages, les qualités d’une personne, que l’on peut aimer ou ne pas aimer. Cela évoque des relations émotionnelles avec son milieu de vie. Celui-ci construit les individus.

    Organisme: terme utilisé en médecine pour décrire l’ensemble du corps, avec toutes ses fonctions. Utilisé aussi en agriculture biodynamique, pour définir un terroir, dans son aspect organisationnel. C’est enfin un terme socio-administratif : ‘un organisme de gestion administrative).

    Personne: un personne est un individu, du genre humain, mais sans identité réellement précisée. Ce terme a une connotation, il est plutôt neutre et témoigne normallement de respect. La personne n’a pas de genre, et en français, c’est la manière la mieux définie pour parler d’un individu en le liant avec tous les autres. Il transcende à la fois l’unicité, l’absence, la présence, l’existence,  l’appartenance à tous,… Cela donnerait ‘mensch’ en allemand.

    Pieds: les pieds sont à notre base. Autre individu sur pieds, c’est l’arbre. Les plantes ont un pied. Toute chose sur Terre a un pied, peut-être parce que nous avons le même sol.

    Prénom: le prénom d’une personne fait partie du monde qu’elle se construit. Cette notion n’existe pas dans le territoire. Pourtant, un prénom peut rapprocher de la nature, ou de l’histoire : noms de fleurs (Véronique), nom liés à l’histoire (Romain)… (voir la liste de plantes médicinales) Cela apporte de subtiles références à une personne, dans le temps ou dans l’espace. Dans les peuples indo-américains, le prénom fait directement référence au milieu naturel, avec également une dimension liée au temps et au cosmos. Le prénom est changé à 7 ans environ, lorsque l’on connait le « caractère » de la personne.

    Promenade: exercice physique et lieu à la fois.

    Proportion: terme utilisé en anatomie pour évaluer le gabarit de quelqu’un. Il est utilisé également pour indiquer des mesures bien ajustées. Les proportions sont fondamentales pour comparer, dans le domaine des connaissances.

    Ramification: un réseau possède des ramifications : circulation veineuse, automobile, eau. Les rivières ont des ramifications du même genre que les arbres, qui ont des racines. Les cycles qui passe par des racines demande une transformation de la matière, alors que le cycle qui ne passe pas par des racines demande des étapes et des relais. Le coeur est un relais à partir duquel se relance la circulation du sang, en circuit fermé pendant toute une vie.

    Remède de bonne fame: remède de bonne réputation (« fame » vient de fameux). Origine probable de l’expression de « Remède de grand-mère ». Ce dernier terme peut avoir une connotation négative, alors que le sens d’origine est inverse. Voir cette définition de « Fame » dans l’Encyclopédie Universelle de Diderot. La réputation de certains remèdes était établie, par la sapience de certaines personnes, et surtout elle était géographique : un remède était fait avec des plantes, est en dépendance avec le  milieu où l’on se trouve. Mais la réputation d’une personne est géographique aussi.

    Résilience: un sol, comme une personne peuvent être résilient. C’est le fait de se régénérer après avoir subi des traumatismes. Pour une personne, ces traumatismes peuvent être moraux, ou physiques.

    Roche-Mère: en géologie, c’est la roche la plus ancienne que l’on peut trouver sur les continents. Elle affleure en Bretagne et au Sud-Est des Iles Britanniques. Ce terme est relativement peu scientifique, et pourrait être une référence au terme de Terre-mère, de Mère-nature, ou de mère nourricière, proche de celui de Pancha Mamma de la mythologie des peuples amérindiens.

    Sources: la source est là d’ou survient l’eau, qui sort de la roche. Elle très souvent indispensable aux activités d’exploitation : agriculture, industries de transformation.
    On parle aussi de sources de connaissances, ce qui désigne le document ou la personne qui nous a permis de trouver des connaissances. La connaissance est-elle donc un élément de type aquatique, fondamental pour la vie.
    Une bonne culture provient d’une bonne source, que ce soit sur le terrain réel ou sur le terrain de ses connaissances.

    Stade: Lieu où l’on fait du sport. Terme médical concernant l’état de santé : « stade de convalescence ». Ancienne mesure de distance (Grèce).

    Terrain: état général de l’organisme. Le diagnostic sert à évaluer l’état du terrain. Ce terme est utilisé dans le domaine physique, notamment pour le système digestif, mais il est pratique aussi de l’utiliser dans le domaine des connaissances. Un terrain de connaissances (le champs de compétences en font partie), donne une vision du monde qui a des conséquences directes sur l’usage que l’on en fait. D’où l’avantage de cultiver ce terrain, pour habiter un monde en correspondance, si ce n’est en harmonie, avec soi même (soit par adaptation, soit par déplacement géographique). Il est utile également d’habiter un monde en cohérence avec les autres mondes.

    Univers: on a tous un univers personnel. Par rapport au monde, un univers a une part de mystère : un univers possède des zones d’ombres, des parts d’inconnu, des distances insurmontables. L’Univers est aussi bien sûr ce qui entoure la planète.  Vu de la Terre, il nous sert pour faire les horoscopes et faire les calendriers. On doit tout de même s’y repérer.

    Ville: Les hommes ont construit des villes en inventant l’agriculture, au moyen orient, et le lien entre les deux est organique. La ville est construite également sur une symbolique, suivant des rituels, et produit des limites (défense des greniers, surtout en cas de mauvaises recoltes chez les voisins). Hors de ses limites, la ville doit reconstituer à priori un lien avec la terre. Dans ce sens, l’agriculture urbaine, ou permaculture urbaine, est dans une logique très organique. Les jardins potagers collectifs ont ce rôle de lien multiple : entre les habitants, et entre la ville et sa terre. Le mot ville en français est issu du terme villae, qui est une maison en latin.

    Alimentation

    Assiette: en gastronomie, cela correspond à un ustensile pour manger. En géologie, en biomécanique, ce terme a une signification liée à la stabilité, à la platitude.

    Carences: Les carences d’un sol, par une mauvaise culture répétitive, sur de longues années, peuvent apporter de mauvaises récoltes. Ces mauvaises récoltes apportent des privations, qui contribuent à déclencher des carences chez les individus. L’avantage des réseaux, est de permettre d’éviter les carences : les réeaux d’irrigation évitent les sécheresses, les réseaux de communication évitent les famines. Au pire des cas, les carences peuvent apportent des migrations, des guerres.

    Casser la croûte: le premier homme qui a labouré le sol en a cassé la croûte. Cela a apporté un cycle de culture de céréales, avec lesquelles on peut faire du pain. Tous les ans, les agriculteurs recommencent, parfois avec une force considérable. Cela s’appelle l’appétit. Les hommes au grand appétit ont inventé des outils fantastiques pour casser la croûte et nourrir les hommes à profusion.

    Moulin: le moulin est une machine qui transforme l’énergie de l’eau en force, en passant par un mécanisme de rouages. Le proverbe « apporter de l’eau au moulin » décrit le fait d’apporter des connaissances à quelqu’un, pour que les rouages de ses réflexions continuent à fonctionner, et apportent éventuellement de nouvelles connaissances. On voit ici un mécanisme de transformation de la parole en connaissances.

    Provisions: la nature a-t-elle profusion de ressources ? Cela demande de prévoir les cycles, surtout en agriculture. Il faut pour y faire face, faire provision de  ressources dont on aura besoin. Les abeilles, à l’automne, font provision de miel pour l’Hiver.

    Prendre un bain de soleil: Expression liée à la technique de farniente (« ne rien faire », en italien), qui est parfois thérapeutique, comme dans des thermes, et qui demande le beau temps.

    Prendre un bol d’air: Expression populaire qui allie de manière métaphorique, l’hygiène personnelle, le bien être, le nourissement, et la « qualité » d’un endroit géographiquement localisé. Il existe des lieux spécifiquement éprouvés pour cette action. Par exemple, une promenade est un lieu très indiqué pour prendre un bol d’air.

    Relief: se dit de provisions ou d’un repas, dont il ne reste plus grand chose. Ceci est peut-être à mettre en rapport avec la notion d’aridité : un sol mal exploité laisse une terre sans végétation. On a l’exemple du Dust Bowl au Etats-Unis, ou de la latérite. Ce terme est cependant plutôt péjoratif dans ce sens.

    Musique – Arts

    Balade: Morceau de musique – promenade.

    Composer: Une fleuriste compose un bouquet, un jardinier compose son jardin. Un agriculteur compose un paysage. Une communauté compose un terroir. La musicalité peut affleurer d’une organisation harmonique des éléments.

    Harmoniser: Mettre en cohérence, accorder. Le temps est intégré dans le déroulement des phénomènes. Harmoniser apporte des moments de grâce.

    Le bruit du monde: Le monde peut être une musique, un bruit, un vacarme. Au pire des cas, c’est le fracas. Dans ce cas là , c’est une guerre. Dans certaines régions de la planète, la musique du monde est celle que font les éléments, naturellement. Il existe ainsi des relations directes :  cette oeuvre d’art propose directement de la musique, avec le vent et les vagues. En langue originale, Rock veut dire Rocher.

    Oeuvre: oeuvrer, dans un vieil usage, signifie travailler, surtout dans le monde rural. Le travail du monde rural donne des paysages, et le terme d’oeuvre existe aussi dans le monde de l’art pour désigner une représentation artistique. Lesquelles représentations peuvent d’ailleurs concerner des paysages… L’aspect intellectuel d’une oeuvre, sa conception, n’existe pas sans cette compréhesion du mot oeuvre. Le paysage a des racines culturelles, et les artistes apportent le reflet de leur culture.

    Pigment: la peinture se fait avec le pigment de la roche. Notre peau a aussi un pigment.

    Sol: beaucoup de partitions en musique  sont basées sur la clé de sol. Coté agro-écologie, le sol est aussi une base, et une clé : le sol se nourrit par le renouvellement des matières organiques, et cela garanti une bonne culture. Même si la ressemblance est phonétique, plus que sémantique, il se trouve que soigner le sol est la solution de l’agro-écologie, et cela permet d’apporter une solution à différents problèmes : santé publique, milieu de vie, rythme de vie. Soigner le sol apporte une bonne biodiversité, et les oiseaux y amènent une harmonie. On peut écouter un concert d’oiseaux tous les jours, partout et à toute heure. Ce concert change, parait-il, si l’on change de pays.

     

    * Repères :

    Frédéric Lenoir: Guérir le Monde

    Bergerie Nationale: Dessine moi un paysage bio (Paysages et agricultures biologiques en Europe)Visualiser le film vidéo en bas de la page

    Dictons: Prévoir le temps à l’aide des dictons. Mélange de notions de météo locale, de poésie, de sapience.

    Les coulisses de la science: La permaculture

    Encyclopédie en ligne de Diderot et d’Alembert ; Discours d’introduction: ce texte de 1751 parle de l’agriculture et de la médecine, comme des activités très proches l’une de l’autre.

    Peintures: Petites histoires sur les matières premières 

  • Patrimoines dans les territoires

    Le patrimoine rural témoigne d’une réelle culture du milieu naturel, qui se matérialise par notre paysage.

    Le terroir est un paysage organisé par la culture du milieu naturel, grâce à des techniques inventées sur place, ou importées d’autres régions. Le secret du patrimoine naturel reste de poser un regard sur « la campagne » qui est un monde très structuré. Le but est alors de détecter des traces de cette structuration, qui se matérialisent de manières différentes. Il y a aussi, et c’est important, des périodes, à priori depuis la préhistoire, où l’homme a commencé à utiliser l’agriculture pour vivre.

    Les journées du patrimoine peuvent donner lieu à des visites de musées, de monuments, de demeures de personnages célèbres dans les grandes villes. Elles peuvent aussi donner lieu à la redécouverte du patrimoine rural, qui parfois est transmis depuis la préhistoire, et qui charpente une société rurale ayant construit le paysage.

    L’agriculture viendrait de l’Orient (la plaine de Mésopotamie), et quelques termes nous en sont restés : alchimie, alambic, tout ce qui peut commencer par « al » est un mot venant de la langue arabe. Puis “la campagne”, du latin campus, est construite autour de techniques qui sont héritées parfois des païens (préparats d’engrais ou de désherbants à partir d’éléments naturels, du type bouse de corne), des romains (plantes médicinales, vigne, organisation du cadastre), des templiers (une vraie science du compost et des jardins médicinaux), des alchimistes (préparations médicinales du type “Fleurs de Bach”), puis des philosophes et naturalistes (Goethe le naturaliste est le père spirituel de la philosophie de Steiner, qui a organisé au 20 ème siècle les techniques de l’agriculture biodynamique).

    L’agriculture biodynamique a conservé une notion comme l’éther, qui existait au Moyen Age, notamment pour les alchimistes. Les éléments de l’eau, la terre, le feu et l’air jouent un grand rôle dans la conception et le développement des cultures de la vigne.

    Cette technicité est couplée à une vision du monde intégrant les étoiles et les planètes (le calendrier lunaire est une trace importante de la biodynamie dans la culture agricole), que l’on reconnait bien dans le monde paysan de naguère. Il existe aussi un regard holistique, connectant complètement les espèces avec le milieu naturel.

    Une sphère très importante à ce titre est celle de l’organisme : une structure agricole fonctionne à l’échelle d’un hameau, avec 4 ou 5 familles, qui peuvent couvrir l’ensemble des cultures possibles sur leur terrain. Cela peut même aller jusqu’à de l’accueil touristique, et le fait d’être nombreux permet un roulement, surtout dans les moments plus calmes de l’année (l’agriculture est très saisonnière, ce qui permet à l’humain aussi de respecter ses cycles de forme ou de méforme).

    De nombreux hameaux de montagne ont probablement existé sur ces bases pendant des centaines d’années. Il s’agit de peuplements qui datent parfois de la préhistoire, et dont l’existence perdure par transmission familiale, et par exploitation (c’est à dire organisation et structuration) des ressources locales.

    Dernier grand courant culturel dans la ruralité, qui pour le coup est assez urbain, la permaculture apporte à notre période contemporaine une très grosse technicité à l’échelle des potagers, voire des vergers. Développée en Australie, un des principes importants de la permaculture est d’utiliser des connaissances agronomiques développées sur d’autres bases philosophiques, que l’on retrouve par exemple en Nouvelle-Guinée (par exemple la technique de l’étagement des cultures).

    Certaines techniques peuvent être différentes. Si les bases et les héritages proviennent à priori des mêmes racines de connaissances et d’une même approche (holistique) du monde, une acculturation a été entreprise en s’inspirant d’autres pratiques, connues sous d’autres latitudes. Tout cela constitue notre melting-pot, fondé sur des siècles, et continuer à tenir la « pâte » de ce mélange, ou à l’améliorer, serait un gage de notre savoir et de notre maîtrise.

    Repères :

    – Voyage en biodynamie (L’Age de Faire)

    Les 12 meilleurs e-boks et pdf sur le potager (Aquitaine décroissance).