SE RELIER, SE METTRE EN MOUVEMENT, SE MOBILISER EN CONSCIENCE, AVEC COEUR ET AMOUR

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  • #CodeSocial ?

    Conçu en 2013 par Mathieu Coste pour le besoin spécifique de création de l’entreprise ChezNous et de l’idée de “La Révolution du Sourire”, la démarche #CodeSocial a été utilisé dans de nombreux contextes (associatifs, immobiliers, culturels, industriels). Des variantes se sont déployées et la démarche s’est enrichie.

    En 2016, Julien Cantoni, Guillaume Rouyer et Mathieu Coste on lancé Commons To Commons. Une initiative ouverte de tentative de construction d’un écosystème contributif basé sur l’usage du #CodeSocial et des concepts associés (Matrice de richesses, Catalogue contributifs, Pyramide inversée, Dividende contributif…). Cette initiative n’a pas abouti mais les travaux et les intentions sont restés comme un terreau fertile pour l’exploration, la mise en action et le compostage du capital immatériel.

    Fin 2019, Mathieu Coste a lancé codesocial.org pour mettre à jours la démarche au regard des intentions premières et compostage du capital immatériel développé depuis le lancement de l’idée de La révolution du sourire en 2001. Aujourd’hui, la démarche actualisée est utilisée dans le lancement de l’écosystème contributif WeMob et dans un écosystème industriel (Mob-ion) .

    En 2020 il est décidé de préparer une formation / action et le lancement d’une mutuelle de la connaissance pour accompagner le déploiement de la démarche. C’est une nouvelle étape dans l’histoire du développement.

    Au printemps 2021, c’est le lancement opérationnel des offres de la mutuelle WeMob et la mise au point d’une campagne de communication pour faire connaître la démarche et son écosystème au niveau national.

  • Raphaël

 Poli, Artiste en résidence à la Maison de ChezNous (printemps 2013)

    Carnet à la main, Raphaël écrit, dessine et réalise des croquis qui s’ils l’inspirent, seront reproduits en peinture grand format ou en sculptures 3D. Un artiste aux multiples facettes qui connaît le langage des planètes…

    Hébergé dans la chambre dédiée à la sagesse et la connaissance, dans l’aile gauche de la Maison (d’après le Feng Shui), tu as séjourné durant un mois au printemps 2013. Qu’est-ce que ton séjour t’a permis de réaliser ?

    Avant tout, j’ai découvert les logiciels libres, ce qui pour moi ouvre à pléthore de perspectives.
    J’ai aussi eu l’occasion de peindre sur des grands formats, de profiter de la nature et de me familiariser avec l’esprit de ChezNous que Mathieu incarne avec beaucoup de finesse.

    Les discussions que nous avons eues m’ont permis de me faire des repères sur la possibilité de créer ce monde que nous souhaitons. J’ai compris aussi en quoi il y a des parts d’utopie, et d’autres qui sont une évolution naturelle de la société.
    Que l’évolution se nourrit de l’utopie, que ce que nous créons est toujours lié à ce dont nous nous sommes imprégnés. J’ai souhaité m’immerger dans l’univers de ChezNous pour cette raison, parce que je sentais que cette façon-là d’entreprendre est en phase avec les nécessités de la société.

    Quel est, selon toi, le potentiel de ChezNous (plateforme et lieu-dit)?

    A mon avis, l’idée d’une conciergerie de proximité remplit un réel besoin. C’est effectivement quelque chose qui manque dans le paysage social actuel. Créer la possibilité de rencontres, de formations, de partage de ressources, consiste en fait à prendre en mains des choses qui sont laissées à l’abandon. »

    En phase de lancement, ce projet s’enrichit des points de vue de chacun. 
Recommanderais-tu d’y venir ? Pourquoi ?

    Oui je recommanderais d’y venir, comme pour se familiariser avec l’idée qu’on peut réellement créer quelque chose sans pour autant entrer en guerre avec le monde.
    C’est cette idée qui m’a donné envie de creuser,… Je souhaiterais que tout mon entourage envisage la possibilité de faire évoluer la société par des actions bien ciblées, citoyennes, non violentes et collectives.

    Comment es-tu arrivé à tes différentes pratiques artistiques ? Quel est ton parcours ?

    Je me suis toujours senti à l’aise en dessin. Ayant étudié la musique au conservatoire, j’ai commencé par tenter d’en faire mon métier. Mais je suis parti avec beaucoup trop d’ambitions !

    Plus tard, j’ai eu un prof de maths pervers et de jolies amies en section arts plastiques. Aussi j’ai sacrifié mon goût des sciences au profit d’une filière artistique. C’est comme ça que je suis entré aux Beaux-Arts de Bordeaux.

    Je dois bien admettre que j’ai un côté rebelle, qui a manqué de cadre. C’est peut-être pour ça aussi que j’ai choisi cette filière non reconnue socialement.

    
Qu’est-ce qui te motive dans la pratique artistique : l’écriture, le dessin, la peinture, la 3D…?

    Ce qui me motive, c’est le fait d’employer ma vie à co-créer : j’ai envie d’être en première ligne en ce qui concerne les vagues de conscience nouvelle. Ce qui suppose accepter le « brouillon » qui est toujours le début de tout !
    Je suis enthousiasmé par le sentiment de découverte, de recherche.

    La 3D m’a vite séduit car j’y ai vu le début d’une matière idéale: solide et facile à modeler.

    Dirais-tu que tu as un style ? Comment caractériserais-tu tes ouvrages ?

    En musique j’ai trouvé mon style au bout de dix ans. Pour ce qui est du dessin, j’ai beaucoup changé de style, et il y a eu des époques où je négligeais cet aspect du travail. Aujourd’hui, je pratique le dessin dans la lignée de la calligraphie chinoise, en méditant sur le trait en train de se tracer.

    Cela donne un style à mon cahier bien sûr. Mais je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est encore « mon » style. Si j’ai un style il me faudra encore quelques années de pratique pour le découvrir.

    De mon point de vue, cette idée d’avoir un style est une façon de s’attacher à son moi. Et le souhait de mon moi n’est pas que je m’attache à lui. Cela peut paraître contradictoire mais cela ne l’est pas.
    Le moi est un reflet de l’infini, et il est naturel qu’à un moment, l’esprit d’éveil se manifeste en nous, et nous fasse voir que ce moi [cette transition] doit être aimé vertueusement, sans attachement excessif.

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    Tu as une grande connaissance de l’astrologie.
    Depuis quand l’exerces-tu ?

    J’ai commencé à étudier l’astrologie en 2001. J’ai réalisé ma première consultation en 2006 mais à l’époque je n’ai pas continué les consultations car j’avais l’impression d’emmener les gens sur de fausses pistes. J’ai donc arrêté les consultations. Lorsque je les ai reprises en 2012 je suis parti sur une méthode précise, et une certaine implication du consultant. Cela a amené de beaux échanges et m’a motivé à poursuivre.

    Comment as-tu commencé ? Pourquoi ? Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

    J’ai commencé l’étude de l’astrologie pour me faire une idée de l’avenir de l’enfance de ma fille qui est née dans un contexte de rupture. Cela m’inquiétait et j’ai été efficacement rassuré.
    En fait, l’astrologie est une tentative de comprendre le monde, et l’une des plus fructueuses. Mais ces tentatives restent aussi de l’ordre du mental, et il est bon de bien s’en souvenir lorsqu’on y a recours. L’expérience est au-delà de sa représentation.

    Est-ce que cela a changé ta vision du monde ? En quoi ?

    Oui mais je n’en suis pas très content. J’espère plus de ma pratique du Bouddhisme.
    Disons que l’astrologie m’a amené à considérer que ce monde est un lieu d’apprentissage. Cela m’a amené à m’émanciper des repères de la société qui n’envisage la vie qu’en termes de « succès ». J’ai compris que ce qui se jouait dans la vie était bien plus profond, et n’avait pas besoin que les autres s’en aperçoivent.

    Chacun vit quelque chose de grand, de passionnant, d’héroïque, et que cette grandeur-là peut passer totalement inaperçue. Parfois les combats les plus méritoires sont ceux que l’on mène à l’encontre même de ceux qui s’intéressent aux mérites.

    Tu te présentes comme ‘Artiste – Astrologue’.
    Quel(s) lien(s) fais-tu entre ces deux pratiques ?

    Disons que mon nœud sud ce serait « artiste » et mon nœud nord « astrologue », ce qui suggère que je viens de la matrice de création et que je me dirige vers le partage relationnel humain. C’est un peu un rapport de complémentarité entre les deux : l’un est l’extérieur l’autre est l’intérieur. On constate que ce dont on a besoin, c’est la synthèse des contraires ; on
    n’a pas besoin de privilégier l’un sur l’autre.

    écriture en plein air

    Tu poursuis l’ordination en qualité de Bodhisattva. Souhaites-tu nous parler de ta pratique du ZEN ?

    Comme dans toute cette interview, mes propos vont restés succincts, et forcément un peu naïfs et inexacts. Mais je suppose qu’il vaut mieux dire quelque chose qui permette au lecteur de disposer de repères, plutôt que de le laisser imaginer tout autre chose.

    Ma pratique entre dans un cadre souple. Disons que la base repose sur des temps de méditation et de travail au Centre Zen deux fois par semaine, de deux à cinq heures de suite. Ensuite, j’ai un temps de méditation quotidien auquel je me tiens avec souplesse. Mais, il n’est pas évident de savoir quand on passe de la souplesse à la négligence, donc méfiance ! Enfin, il y a les sesshin (retraites) jusqu’à présent j’en faisais deux par ans, et là j’envisage de passer à 5.

    Comment as-tu commencé ? Qu’est-ce que cela t’apporte ?

    J’ai eu un épisode en 2001 où je m’attendais à avoir mon éveil sous un an. J’ai dû tempérer cette ardeur (car j’ai eu une « ouverture du cœur » qui s’est un peu compliquée), et j’ai peu à peu découvert diverses facettes de la vie spirituelle.

    La méditation assise est arrivée entre 2004 et 2008 intuitivement et sporadiquement. C’est en 2009 que j’ai fait ma première sesshin, grâce à Fanny de Rauglaudre. Par la suite ma pratique a été régulière et je l’approfondis peu à peu.

    Difficile de dire « ce que ça m’apporte » parce que cette question me place dans une perspective d’un moi qui viendrait butiner des fleurs. Lorsque j’ai découvert le centre zen, j’ai eu un sentiment que « ça me sauvait » et j’en suis encore sur une sorte de conception de cet ordre, si tant est qu’on ait besoin d’être sauvés ! En fait je découvre la vie que je vis, je l’oriente, je pose des vœux très ambitieux pour tous les êtres et je m’emploie à les faire avancer. Mais la pratique du zen n’est pas quelque chose qui se mène par la volonté seule, il y a des efforts de volonté dans la pratique.

    La voie ne cesse de nous emporter vers l’éveil, parfois de façon violente. La pratique consiste aussi à accepter de faire ce chemin-là. Le zen n’est pas du développement personnel, même si le moi est mis à contribution. La voie nous amène bien au-delà, également à travers les épreuves et la souffrance, qui sont là de toutes façons.

    Contact : raphaelpoli@wanadoo.fr
    Sa page Facebook et son compte twitter centralisent sa production quotidienne (blog, dessins, photos, brèves).

    Photos et propos recueillis par Gaelle Ternisien pour ChezNous

  • La culture de la paix

    La culture de la paix

     Source d’inspiration et de questionnement …

    L’an 2000, Année internationale de la culture de la paix (résolution des NU A/RES/52/15), a été le point de départ d’une mobilisation exceptionnelle : voir l’exposition de l’AICP. A cette occasion particulière, un mouvement mondial pour une culture de la paix a été initié par les Nations Unies dans le but de créer une  » grande alliance  » de mouvements existants qui unisse et fédère tous ceux qui travaillent déjà pour une culture de la paix dans les huit domaines d’action. Ce mouvement se développe à présent dans le cadre de la Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde (2001-2010) (résolution des NU A/RES/53/25).

    En tant qu’organe de coordination de l’Année internationale de la culture de la paix (résolution des NU E/1997/47) et organisation chef de file pour la Décennie , l’UNESCO (résolution des NU A/55/47) a développé un site web interactif (www.unesco.org/cp) permettant aux acteurs du mouvement mondial de promouvoir leurs initiatives et d’échanger des informations et des ressources pour une meilleure interaction. Plus de 75 millions d’individus et des milliers d’organisations locales, nationales et internationales représentant plus de 160 pays en font déjà partie (voir la rubrique « qui participe déjà »). (source)

    Un chemin à suivre ….

    La Culture de la paix : qu’est-ce que c’est ?

    Selon la définition des Nations Unies, la culture de la paix est un ensemble de valeurs, attitudes, comportements et modes de vie qui rejettent la violence et préviennent les conflits en s’attaquant à leurs racines par le dialogue et la négociation entre les individus, les groupes et les Etats (résolutions des Nations Unies A/RES/52/13 : culture de la paix et A/53/243 : Déclaration et Programme d’action sur une culture de la paix). Pour que la paix et la non-violence prévalent, il nous faut :

    • renforcer une culture de la paix par l’éducation : par la révision des programmes d’enseignement afin de promouvoir des valeurs, des comportements et des modes de vie qui vont dans le sens d’une culture de la paix tels que la résolution pacifique des conflits, le dialogue, la recherche de consensus et la non-violence. Une telle approche éducative devrait par ailleurs être dictée par les objectifs suivants:
    • promouvoir le développement économique et social durable : par la réduction des inégalités économiques et sociales, l’éradication de la pauvreté, la sécurité alimentaire durable, la justice sociale, des solutions durables aux problèmes de la dette, l’autonomisation des femmes, des mesures spéciales pour les groupes aux besoins particuliers, la durabilité environnementale,…
    • promouvoir le respect de tous les droits de l’homme : les droits de l’homme et la culture de la paix sont complémentaires : lorsque la guerre et la violence prédominent, il est impossible d’assurer les droits de l’homme; de la même façon, sans droits de l’homme, sous toutes leurs formes, il ne peut exister de culture de la paix…
    • assurer l’égalité entre les femmes et les hommes : par la pleine participation des femmes dans la prise de décision économique, sociale et politique, par l’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence contre les femmes, par l’appui et l’aide aux femmes qui se retrouvent dans le besoin,…
    • favoriser la participation démocratique : parmi les fondations indispensables à la réalisation et au maintien de la paix et de la sécurité figurent des principes, des pratiques et une participation démocratique dans tous les secteurs de la société, un gouvernement et une administration transparents, la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, la corruption, les drogues illicites et le blanchiment d’argent…
    • développer la compréhension, la tolérance et la solidarité : pour abolir les guerres et les conflits violents, il faut transcender et dépasser les images de l’ennemi par la compréhension, la tolérance et la solidarité entre tous les peuples et toutes les cultures. Apprendre de toutes nos différences par le dialogue et l’échange d’informations est un processus qui ne peut être qu’enrichissant…
    • soutenir la communication participative et la libre-circulation de l’information et des connaissances : la liberté de l’information et de la communication et le partage de l’information et des connaissances sont indispensables pour une culture de la paix. En même temps, des mesures doivent être prises pour contrecarrer la promotion de la violence par les médias, y compris par les nouvelles technologies de l’information et de la communication…
    • promouvoir la paix et la sécurité internationales : les acquis de ces dernières années en matière de sécurité humaine et de désarmement – dont les traités concernant les armes nucléaires et le traité contre les mines anti-personnelles – devraient nous encourager dans nos efforts en ce qui concerne, par exemple, la négociation de règlements pacifiques des différends, l’élimination de la production et du trafic illicite d’armes, les solutions humanitaires dans les situations de conflit, les initiatives visant à remédier aux problèmes qui surgissent après les conflits…

    « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes,

    c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix… »

    Acte constitutif de l’UNESCO, 1945

    (source )

     

  • Une Coopérative au sens large

    Une Coopérative au sens large

     

    « Une coopérative est une association autonome de personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques, sociaux et culturels communs au moyen d’une entreprise dont la propriété est collective et où le pouvoir est exercé démocratiquement. »  — Alliance coopérative internationale3

    La société, dans ses pratiques et ses objectifs, s’appuie sur les principes de la coopération : l’adhésion volontaire et ouverte à tous, le pouvoir démocratique exercé par les membres, la participation économique des membres, l’autonomie et l’indépendance, l’éducation, la formation et l’information, la coopération entre structures ayant des pratiques coopératives, l’engagement envers la communauté et le/les territoires où elle exerce son action.
    Les actionnaires de ChezNous mettant au coeur du projet la coopération, le cadre juridique s’adaptera au fur et à mesure de la conduite des activités de la société.

    Le choix de se constituer en SAS (Société par Actions Simplifiée) à capital variable est retenu du fait de la possibilité d’écrire nos propres règles afin de se conformer à l’esprit du code social, de séparer la détention de capital du pouvoir de décision et de faciliter l’entrée et la sortie dans le capital pour tous les participants potentiels du projet aussi dénommés joueurs.
    En aucune situation, l’argent ne doit être un motif de non participation au projet. Un règlement intérieur pourra préciser la place des participants au projet qui ne sont pas actionnaires. (extrait des Satuts de constituante )

    Déclaration sur l’identité coopérative

    La déclaration sur l’identité coopérative a été formulée par l’Alliance coopérative internationale en 1895 soit 51 ans après les principes de Rochdale. En 1995, lors de l’Assemblée Générale du Centenaire de l’Alliance coopérative internationale à Manchester, une nouvelle déclaration sur l’identité coopérative a été définie et la révision des principes coopératifs a été adoptée1.

    La déclaration a donné lieu à la Recommandation 193 (du 03/06/2002) de l’OIT sur la promotion des coopératives, par laquelle l’OIT invite organisations patronales, syndicales et États à s’impliquer dans leurs champs de compétences pour encourager la structuration coopérative.2

    Après avoir défini les coopératives et leurs valeurs, la déclaration énonce les sept principes de la coopération3 :

    Les sept principes coopératifs

    1. Adhésion volontaire et ouverte à tous. Les coopératives sont des organisations fondées sur le volontariat et ouvertes à toutes les personnes aptes à utiliser leurs services et déterminées à prendre leurs responsabilités en tant que membres, et ce sans discrimination fondée sur le sexe, l’origine sociale, la race, l’allégeance politique ou la religion.
    2. Pouvoir démocratique exercé par les membres. Les coopératives sont des organisations démocratiques dirigées par leurs membres qui participent activement à l’établissement des politiques et à la prise de décisions. Les hommes et les femmes élus comme représentants des membres sont responsables devant eux. Dans les coopératives de premier niveau, les membres ont des droits de vote égaux en vertu de la règle « un membre, une voix » : les coopératives d’autres niveaux sont aussi organisées de manière démocratique.
    3. Participation économique des membres. Les membres contribuent de manière équitable au capital de leurs coopératives et en ont le contrôle. Une partie au moins de ce capital est habituellement la propriété commune de la coopérative. Les membres ne bénéficient habituellement que d’une rémunération limitée du capital souscrit comme condition de leur adhésion. Les membres affectent les excédents à tout ou partie des objectifs suivants : le développement de leur coopérative, éventuellement par la dotation de réserves dont une partie au moins est impartageable, des ristournes aux membres en proportion de leurs transactions avec la coopérative et le soutien d’autres activités approuvées par les membres.
    4. Autonomie et indépendance. Les coopératives sont des organisations autonomes d’entraide, gérées par leurs membres. La conclusion d’accords avec d’autres organisations, y compris des gouvernements, ou la recherche de fonds à partir de sources extérieures, doit se faire dans des conditions qui préservent le pouvoir démocratique des membres et maintiennent l’indépendance de leur coopérative.
    5. Éducation, formation et information. Les coopératives fournissent à leurs membres, leurs dirigeants élus, leurs gestionnaires et leurs employés, l’éducation et la formation requises pour pouvoir contribuer effectivement au développement de leur coopérative. Elles informent le grand public, en particulier les jeunes et les dirigeants d’opinion, sur la nature et les avantages de la coopération.
    6. Coopération entre les coopératives. Pour apporter un meilleur service à leurs membres et renforcer le mouvement coopératif, les coopératives œuvrent ensemble au sein de structures locales, nationales, régionales et internationales.
    7. Engagement envers la communauté. Les coopératives contribuent au développement durable de leur communauté dans le cadre d’orientations approuvées par leurs membres.