Son parcours, ses passions   

Quand il a compris quelle fille il avait enfanté, mon père a toujours laissé mes potentialités s’exprimer et m’a enrichie de son expérience sur la vie et l’univers…Ainsi, j’abordais les questions sur Le Passage dès 11 ans, l’espace-temps à 15, etc. J’appartiens à une famille où se mélangent médecins, artistes et gens de la terre et des lois…Ma rébellion contre la société en place, m’a conduite directement dans l’école des cancres, aux Beaux-Arts, où j’ai très vite mis à profit ce que mon frère passionné de photo m’avait appris dès l’âge de 8 ans. J’y ai surtout appris les structures et formes du monde et de l’univers, une véritable passion. Car il n’y a rien qui ne soit structuré, même la déstructuration est organisée…Après un moment passé dans la muséographie, par obligation nourricière de mère-chef-de-famille, étant aussi graphiste, je suis entrée dans l’industrie textile comme directrice de collection, bien décidée à habiller les nourrissons avec les couleurs de la vie. Au bout de 7 ans, j’ai quitté le monde industriel pour lancer mon studio photo à la campagne non loin de mon jardin bio. Un grave accident de voiture (alors que j’étais à l’arrêt) est venu m’aiguiller sur un autre chemin.

 

Après une amnésie partielle de 6 mois, j’ai réappris ce que je pouvais et surtout à savoir nommer mes enfants. J’ai pratiqué ce qui ne s’oubliait pas pour pouvoir gagner la vie de ma famille. Ce faisant, et pour dix ans, je me suis occupée d’un syndicat professionnel, recevant et aidant 5000 jeunes. Là, j’ai appris au contact des architectes d’intérieurs, à monter et piloter de grands projets. Pourquoi faire cela ? Parce qu’en cas de difficulté, il faut déjà donner, cela enrichit et permet de rebondir. Puis consciente que je ne serais pas toujours au mieux pour mes enfants, en aidant les enfants des autres, peut-être que les miens trouveraient un jour de l’aide si besoin était. Des portes se sont ouvertes. Je suis rentrée dans un bureau de style international pour y piloter les tendances, ma carrière a repris. Mais ce monde superficiel m’inquiétait. Je l’ai donc quitté et je me suis mise à la Prospective. Des portes plus importantes se sont ouvertes car je mettais un petit journal en accès libre sur internet. Il apparaissait que je pensais autrement. Dangereusement, disaient certains. J’ai donc rejoint les iconoclastes, ces individus curieux de tout qui changent de casquette au besoin et qui après de très sérieuses études s’ouvrent à l’irréel, l’immatériel, à la vraie vie, profonde et chaleureuse. C’est ce monde que je décidais alors d’amener en entreprise pour faire changer les esprits et surtout les ouvrir.

Donc, on m’appelle juste en cas de catastrophe quand il n’y a plus d’issue… Il y a eu de grands succès et beaucoup de bonheurs partagés.

Aujourd’hui, et depuis 8 ans, je prépare un doctorat que je dois passer en 2015 : Innovation en Structure & Méthodes de Recherche en Histoire Médiévale. En langage ordinaire, « comment trouver une aiguille dans un empilement de meules de foin qui a 1000 ans d’âge ». Il est vrai que lors du travail que nous faisons ensemble, mes partenaires suivent le fil rouge sans comprendre et après, au vu des résultats, ils n’ont toujours rien compris. Cette thèse va enfin expliquer… L’un d’eux a fini par définir mon vrai métier : Designer en Méthodes et Structures. Je suis donc en projet avec une équipe pour designer la Gouvernance de la nouvelle société qui émerge.


Ses motivations à soutenir et faire partie de ChezNous

En 2006, je visitais dans le Gers, un hameau  vendre avec deux sources d’eau chaude, 3ha de terres bio, un bois, 8 maisons dont 3 habitables…pour monter avec une équipe qui ressemble fort à celle-ci, un projet comme ChezNous. Or cela n’a pu se faire. C’était peut-être trop tôt.

ChezNous ? Ce projet me parle, il me parlait lorsque  je l’ai vu démarrer sur FB.
La maîtrise des situations problématiques, la levée des freins, le saut d’obstacle (virtuel !), faire émerger les solutions,  font partie de mes compétences…Or la situation conjoncturelle va vers un terme qui va contraindre à un changement brutal. Je peux donc aider. C’est bien d’avoir commencé avant, toute chose se fait en son heure. Aussi quand Mathieu m’a posé la question d’un coup de main, je n’ai pas hésité. Le hasard n’existe pas, il est juste un signe de méconnaissance chez ceux qui sont persuadés de sa réalité.

 

Son point de vue sur le(s) potentiel(s) de ChezNous

Il est évident qu’il faudrait un ChezNous dans chaque canton ou multiple de cantons puisque les départements disparaîtront. Un réseau de ChezNous par région. En y incluant des spécificités par rapport aux potentiels, talents et ressources locales. Je suis donc très favorable à ce projet qu’il faut absolument rendre pérenne contre vents et marées : il le mérite, vous le méritez, nous le méritons, et on découvrira que les autres le méritent aussi !