La lecture dans les cafés

Dans les cafés, il y a encore 30 ou 40 ans, il y avait des bouquins. On pouvait passer sa journée au café, sans forcément boire, et feuilleter un atlas, un bouquin illustré ou pas, lire des nouvelles, autres que celles du journal. Il reste même encore quelques endroits où cela se trouve encore.

Le café pouvait servir de relais en cas d’utilisation de transports en commun : l’un des aspects importants de l’utilisation des transports public est en effet la correspondance. Le temps d’attente pouvait être occupé par quelques heures dans un café. Il pouvait servir de lieu de rencontre, de découverte, de discussions pas forcément engageantes pour les interlocuteurs. La lecture est restée une bonne technique pour sympathiser dans un lieu public.

Aujourd’hui, on est entouré par des myriades de bouquins d’excellente qualité, mais le lieu pour échanger la parole et relayer les émotions a un peu disparu. Une structure autour de cafés littéraires, librairies servant le café, rencontres temporaires, a essayé de reprendre ce qui semble être nécessaire aux échanges. Des initiatives comme le dépôt de livres dans les lieux publics  en Pologne, ont effleuré cette culture.

Certains cafés, comme le Flore, sont restés célèbrissimes dans nos souvenirs. Les discussions entre artistes on fait le lit de mouvement culturels, parfois assez abstraits (Sartre, Prévert, Picasso, ou Dali sur la côte méditérannéenne), mais qui peuvent parfois manquer. Notre culture ayant évolué, ce genre d’espaces de discussion a disparu. Le numérique peut faire office de culture artistique abstraite, mais les conversations manquent autour des écrans et des consoles de jeux.

ChezNous, avec ses éditions Transmédia, souhaite aider à évoluer vers de nouvelles utilisations des relais spatiaux, comme les cafés. L’Avenir des Pixels est entre nos mains, devrait préfigurer cette étape.